Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé, lors d'une allocution télévisée mardi soir, que son pays poursuivra sans relâche sa campagne visant à "écraser le régime terroriste" iranien, soulignant que le conflit initié il y a un mois est toujours en cours.
En parallèle, le président iranien Massoud Pezeshkian a exprimé la volonté de son pays de mettre fin aux hostilités, conditionnant cette cessation à des garanties visant à prévenir toute nouvelle agression, selon un communiqué de son bureau. Ce dialogue témoigne des tensions grandissantes au Moyen-Orient, alors que le conflit continue de faire des milliers de victimes et d'affecter l'économie mondiale.
Malgré des efforts diplomatiques, la guerre, qui entre dans son deuxième mois, ne montre aucun signe de désescalade. Dans ce contexte tendu, des frappes aériennes sur le sol iranien se sont intensifiées, et les Gardiens de la Révolution ont menacé des entreprises américaines telles que Google et Apple, les accusant d'implication dans des opérations d'espionnage. Les propos menaçants du président iranien ont provoqué une réaction positive sur les marchés financiers, avec une hausse de 2,21% de la Bourse de New York, même si l'inquiétude demeure quant à la montée des prix de l'énergie.
Le ministre de la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, a prévu que les jours à venir seraient cruciaux, tout en soulignant que les discussions avec Téhéran continuent de se renforcer. Dans une tournure alarmante, plusieurs explosions ont été signalées dans le centre de Téhéran, ajoutant une pression supplémentaire sur le gouvernement iranien, qui avait déjà rapporté des frappes sur des installations clés, notamment une usine de dessalement.
De plus, l'ancien président américain Donald Trump a menacé de frapper des infrastructures critiques iraniennes, aggravant encore les tensions régionales. "L'Iran a été presque décimé", a-t-il déclaré, en ajoutant que le pays devrait chercher son propre pétrole désormais.
Sur le plan international, l'Union européenne a exhorté l'Iran à garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, vital pour les approvisionnements mondiaux en pétrole. Toutefois, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet de loi imposant des frais de passage pour les navires, y compris une interdiction de passage pour les États-Unis et Israël.
Les frappes israéliennes se sont étendues jusqu'au Liban, où un immeuble a été touché près de l'aéroport de Beyrouth. La situation humanitaire s'aggrave, alors que des milliers de réfugiés cherchent désespérément un abri face à des bombardements incessants. Khodr Salem, un commerçant déplacé, a exprimé sa douleur : "Nous vivions comme des rois dans nos maisons. Notre vie est devenue un calvaire." Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a de son côté évoqué l'intention d'occuper certaines régions du sud du Liban après la fin des hostilités, une décision qui pourrait alimenter les tensions avec le Liban et le monde arabe en général.







