D'après le calendrier officiel du Mondial 2026, l'Iran s'apprête à disputer ses trois matchs de groupe aux États-Unis, co-organisateurs de l'événement avec le Mexique et le Canada. Cependant, depuis le début des hostilités le 28 février, Téhéran a exprimé son désir de jouer ses matchs au Mexique.
« L'Iran sera à la Coupe du monde » a confirmé Gianni Infantino, président de la FIFA, dans une déclaration à l'Agence France-Presse (AFP) mardi 31 mars. Il était présent à un match amical où l'équipe iranienne a triomphé 5-0 contre le Costa Rica, près d'Antalya, en Turquie.
Les rencontres initiales de l'Iran sont programmées contre la Nouvelle-Zélande le 16 juin et la Belgique le 21 juin, à Los Angeles, suivies d'un match contre l'Égypte à Seattle le 27 juin. Après l'éclatement du conflit, l'Iran avait envisagé un premier temps de boycott de la compétition, avant de revoir sa position.
Le patron de la fédération iranienne de football, Mehdi Taj, avait précédemment affirmé qu'ils étaient "en négociation avec la FIFA pour déplacer les matchs de l'Iran au Mexique". "Nous boycottons les États-Unis, pas la Coupe du monde", avait-il précisé.
Les inquiétudes de Donald Trump sur la sécurité
Gianni Infantino a déclaré à l'AFP que l'Iran devrait adapter sa position pour respecter le calendrier initial. Notons que Donald Trump, le 12 mars, a mis en doute la sécurité des joueurs iraniens aux États-Unis.
À Antalya, le vice-président de la fédération iranienne, Mahdi Mohammadnabi, a écarté les préoccupations de Trump, insistant sur le respect des règles de la FIFA : "Chaque pays hôte a pris des engagements auxquels il doit se conformer".
D'ailleurs, la présence de Gianni Infantino au match contre le Costa Rica n'avait pas été annoncée à l'avance. Il a pris place en tribune peu avant le coup d'envoi et a été photographié avec des membres de la fédération iranienne, observait un journaliste de l'AFP. Malgré ses fréquentes interactions avec Trump, dans le cadre d'événements comme la remise du "premier prix de la paix de la FIFA", il est resté discret sur le dossier iranien à trois mois de la Coupe du monde.







