Les autorités iraniennes ont vigoureusement démenti, ce mercredi 1er avril, les propos de Donald Trump affirmant qu'elles auraient sollicité un « cessez-le-feu ». L’allocution du président américain prévue pour ce soir alimente les craintes.
« Les déclarations de Trump concernant une demande de cessez-le-feu de l'Iran sont mensongères et sans fondement. » Telles sont les paroles du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, relayées par la télévision d'État, qui rejettent l’idée d’un appel à l’apaisement de la part de Téhéran.
Plus tôt, le président Trump avait déclaré sur sa plateforme Truth Social que son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, avait demandé une cessation des hostilités. Il a précisé qu'il n'envisagerait cette option que « lorsque le détroit d'Ormuz sera libre et sécurisé », menaçant l'Iran d'une campagne de bombardements « jusqu'à annihilation » si la situation ne se stabilisait pas. Parallèlement, les Gardiens de la Révolution ont réaffirmé que le détroit restera inaccessible aux « ennemis » de l'Iran.
Les multiples revirements de Donald Trump
Ces commentaires interviennent à la veille d'une allocution de Trump, prévue pour 21 h (2 h à Paris), dans un climat marqué par une alternance de propos rassurants et agressifs. Mardi, le président américain avait suggéré que la guerre pourrait se terminer d’ici « deux ou trois semaines ». En revanche, le président iranien a souligné sa volonté de paix, en réclamant néanmoins des garanties et des compensations.
Les événements sur le terrain demeurent préoccupants ; mercredi, de nouveaux bombardements ont été signalés. Un ressortissant bangladais a perdu la vie et un Indien a été blessé par des débris consécutifs à l'interception de drones iraniens aux Émirats. La banque nationale du Koweït a même suspendu ses activités pour deux jours suite à cette escalade.
Israël a également subi des attaques, notamment des frappes menées par cette milice yéménite pro-iranienne, les Houthis. Selon le ministère de la Santé libanais, plus de 1 300 victimes civiles ont été déplorées depuis le début des hostilités, et un haut responsable du Hezbollah a été tué dans les récents bombardements sur Beyrouth.
Du côté de Téhéran, les Gardiens de la Révolution se sont vantés d'avoir frappé un pétrolier qu'ils prétendent israélien, qui était en réalité affrété par Qatar Energy. Cette situation inquiète le Royaume-Uni, qui tente de réunir une coalition internationale pour sécuriser les routes maritimes dans la région.
« La campagne n’est pas terminée », prévient Netanyahou
Les bombardements israéliens contre l'Iran se poursuivent, le gouvernement annonçant une « vaste offensive » à Téhéran, où des explosions majeures ont été entendues ce mercredi après-midi. En conséquence, des immeubles résidentiels ont subi des dommages, et plusieurs blessés ont été signalés. Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a insisté sur le fait que malgré des avancées vers des objectifs militaires, « la campagne n'est pas achevée ».







