Après un mandat marquant à la direction de Renault, Jean-Dominique Senard, 73 ans, ne sollicitera pas de troisième mandat. Sa présidence s'achèvera en 2027, marquant la fin de huit années de service.
Jean-Dominique Senard, président de Renault depuis 2019, a décidé de ne pas se représenter en 2027, malgré la possibilité d’un nouveau mandat. Selon une source proche du dossier, cette information a été diffusée le 1er avril, confirmant les rumeurs dans les médias. Le groupe a simplement noté que son mandat prendra fin lors de l'assemblée générale au printemps 2027. Bien que la limite d'âge pour un nouveau mandat soit de 72 ans, l'assemblée générale aurait pu prolonger son mandat si nécessaire, comme l'indique La Tribune.
Appelé par l’État au début de 2019 pour redresser Renault après la chute de Carlos Ghosn, Jean-Dominique Senard a apporté une approche diplomatique qui a été saluée. Ghosn, après son arrestation à Tokyo pour malversations fin 2018, avait laissé un groupe en proie à la tourmente. Sous la direction de Senard, la structure de la direction s'est ajustée, avec l'arrivée de Thierry Bolloré puis de Luca de Meo.
Un bilan positif malgré les défis
Bien que l'entreprise ait rencontré d'importants obstacles, dont la crise sanitaire, elle a amorcé un retournement à partir de mai 2020. À cette époque, Renault a annoncé un plan d'économies, prévoyant la suppression de 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France, ainsi qu’une réduction significative de ses opérations en Chine. Toutefois, l’entreprise a progressivement retrouvé des couleurs, innovant avec le lancement de la R5 électrique prévu pour 2024, suivi récemment par la Twingo électrique.
En 2025, Renault et sa filiale Dacia ont retrouvé leur place de leaders des ventes en France, atteignant une part de marché de 26,36 %, surclassant Stellantis qui comptait 25,79 %. Les ventes de voitures électriques ont également connu un essor, représentant 32 % du marché français au premier trimestre 2026. Cependant, cette transition vers l'électrique a eu un coût, avec une marge opérationnelle qui a chuté à 6,3 % en 2025, par rapport à 7,6 % en 2024. Cela a contribué à une perte nette de 10,9 milliards d'euros en 2025, liée à une réévaluation des parts de Renault dans Nissan.







