Mercredi dernier, lors d’une conférence de presse, un groupe de députés dirigé par Guillaume Garot, représentant de la Mayenne, a réclamé au gouvernement de relancer le débat parlementaire concernant la régulation de l’installation des médecins. Cette demande a été motivée par la parution des données de l’Ordre des médecins, révélant la persistance de fortes inégalités d’accès aux soins dans certaines régions de France.
« Malgré une augmentation du nombre global de médecins, les écarts entre les territoires sont de plus en plus marqués », a déclaré le groupe dans un communiqué. Ils soulignent que bien que des mesures incitatives aient été instaurées pour encourager l’installation de médecins dans les zones déficitaires, la réalité est bien plus complexe. Chaque année, l’État et l'Assurance maladie investissent des centaines de millions d'euros sans que cela n’ait un impact significatif dans les déserts médicaux.
L'accès aux soins demeure une difficulté cruciale, aggravée par des inégalités territoriales croissantes. « L’accès aux soins primaires, notamment en médecine générale et chez les spécialistes, reste problématique », a ajouté le groupe. Ils ont réitéré leur souhait que le gouvernement prenne conscience de cette réalité et mette en priorité la proposition de loi qui vise à réguler l’installation des médecins, déjà adoptée par l’Assemblée nationale en mai 2025, mais qui fait face à l’opposition du gouvernement.
L'Ordre des médecins a récemment publié son atlas démographique, mettant en avant une hausse de 2 % du nombre de médecins exerçant en France. Toutefois, cette évolution ne masque pas une inégalité d’accès flagrante aux soins, indiquant que des départements comme la Creuse et le Cher perdent respectivement 19,3 % et 17,3 % de leurs médecins entre 2010 et 2026, tandis que d'autres régions, comme les Hautes-Alpes, enregistrent des augmentations significatives.
En dépit d'une moyenne d'augmentation de 3,5 % des installations de médecins sur le territoire national entre juin 2024 et juin 2025, une baisse de 1,7 % a été observée dans les déserts médicaux. Cette situation interpelle et nécessite une réponse rapide et adéquate de la part du gouvernement, conclut le groupe transpartisan.







