Les prud’hommes viennent de condamner le groupe SMCP, maison mère de plusieurs marques de luxe, à verser une indemnité de plus de 40.000 euros à une ancienne employée. Comme le souligne Le Parisien, cette femme, âgée de 61 ans, a été mise en danger sur son lieu de travail après avoir souffert de problèmes de santé liés à une bactérie résistante.
Employée depuis 2009 en tant que préparatrice de commandes pour SMCP Logistique dans le Val-de-Marne, sa situation a radicalement changé après qu'une infection l'ait conduite à un arrêt de travail de trois ans. À son retour en 2017, un aménagement de poste a été proposé, mais peu de temps après, elle a été progressivement isolée.
« On ne me donnait rien à faire de la journée »
D'après les témoignages recueillis, elle a d'abord été affectée à un espace restreint avant d'être complètement isolée dans un coin de l'entrepôt, où elle se plaignait de l'absence d'activités. « On ne me donnait rien à faire de la journée », explique-t-elle. Bien que SMCP ait affirmé avoir mis en place un espace adapté, la salariée a refusé cette proposition, se sentant ainsi mise de côté.
Ce traitement a poussé la sexagénaire à se redresser et à faire appel à la justice. Les prud’hommes, après avoir examiné son cas, ont conclu que le groupe avait failli à sa responsabilité de garantir un environnement de travail sécuritaire pour sa salariée. En réponse, le groupe SMCP a annoncé son intention de faire appel de cette décision, tandis que la femme a réclamé initialement 150.000 euros d’indemnités.
Ce cas soulève des questions importantes sur le traitement des employés en situation de handicap dans le milieu professionnel. Des experts en droit du travail insistent sur la nécessité pour les entreprises d'assurer non seulement la sécurité physique, mais aussi le bien-être psychologique de tous les employés, en particulier ceux en situation de vulnérabilité.







