Lors d'une audition houleuse à l'Assemblée nationale, l'animateur Nagui a vivement critiqué Charles Alloncle, rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, l'accusant de l'avoir "jeté en pâture" et mis en péril la sécurité de sa famille avec ses insinuations concernant ses revenus. Cette attaque a été clairement ressentie comme une provocation lors de l'audition.
Dès le départ, Nagui a révélé avoir porté plainte contre X pour cyberharcèlement, affirmant être la cible d'une "campagne de haine" qui aurait débuté suite à une interview de Charles Alloncle parue fin 2025. Ce dernier, député de l'UDR, avait mis en cause Nagui, le désignant comme "la personne qui s'est le plus enrichie sur l'argent public" au cours de la dernière décennie en France, citant des montants pouvant atteindre "des centaines de millions d'euros" liés à ses émissions sur France Télévisions.
En réponse, Alloncle a lui aussi déploré être la cible de menaces de mort en raison des conséquences de la déclaration de Nagui sur les réseaux sociaux. Au cours des échanges, Nagui a engagé un rappel historique en évoquant la controverse des "animateurs-producteurs" des années 1990, où son nom avait également émergé.
"Votre intuition a déclenché des injures et des menaces contre moi, tout cela agrémenté de nombreux messages racistes", a dénoncé Nagui, expliquant qu'il prend des mesures de sécurité pour protéger sa famille. "Je ne comprends pas comment on peut agir de la sorte sans fournir de preuves, juste sur des suppositions", a-t-il ajouté, en citant le rapporteur en utilisant ses prénoms et noms complets.
Nagui a également souligné une confusion entre chiffre d'affaires et bénéfices dans les affirmations d'Alloncle, pointant la nécessité d'une rigueur dans ce type de discours. Rappelons que, par ailleurs, Nagui est un homme de médias d’envergure et occupé par ses différents rôles, notamment à France Inter pour l'émission "La bande originale".
Sa société, Air Productions, acquise en 2008 par Banijay, produit des émissions incontournables telles que "N'oubliez pas les paroles". En 2020, le site Mediapart avait révélé l'existence d'un contrat de 100 millions d'euros signé avec France Télévisions pour la création de plusieurs programmes, dont "N'oubliez pas les paroles" et "Taratata".







