Le député de Gironde, Loïc Prud'homme, a annoncé son départ de La France insoumise (LFI), évoquant des divergences de stratégie au sein du mouvement depuis 2022. Bien qu'il quitte cette formation, Prud'homme a précisé qu'il continuera à siéger en tant que membre apparenté à l'Assemblée nationale.
Dans un message adressé à ses camarades militants, publié par L'Opinion, il a exprimé : « Aujourd'hui, je quitte le mouvement, non sans amertume, mais sans regret ». Les tensions entre Prud'homme et la direction de LFI, notamment avec Jean-Luc Mélenchon, ont atteint un sommet. « Je n’ai jamais caché mes divergences d’appréciation vis-à-vis de la stratégie déployée », a-t-il déclaré, critiquant les récentes saillies de Mélenchon sur des sujets sensibles, qui, selon lui, nuisent à l'image du mouvement.
Prud'homme, élu lors de la vague électorale de 2017, se sentait en décalage avec la direction du parti. Il a souligné que ces commentaires polémiques sapent le travail des militants de terrain, un avis partagé par l'ex-députée Raquel Garrido. Celle-ci a affirmé que les décisions de LFI, marquées par une stratégie de division, avaient conduit à des résultats désastreux lors des élections municipales à Bègles. « La fusion de dernière minute entre les listes Union de la gauche et LFI n’a pas pu compenser des mois d’hostilité », a-t-elle lamenté sur son compte X.
Malgré son départ, Prud'homme reste attentif aux enjeux et aux critiques qui pèsent sur LFI, affirmant qu'il n'entend pas se laisser abattre par les attaques extérieures. « Je ne suis pas dupe des critiques incessantes venant des gardiens de l’ultra-libéralisme », a-t-il ajouté. C'est un moment charnière non seulement pour son parcours personnel, mais aussi pour la dynamique de la gauche en France.







