Un souffle d'espoir a envahi les marchés boursiers ce jeudi, porté par les récentes déclarations de Donald Trump, qui envisage un retrait imminent des troupes américaines en Iran, potentiellement d'ici deux à trois semaines.
Aux alentours de 12H00 GMT, au moment où les investisseurs américains apprêtaient leur journée, tous les principaux indices européens affichaient une hausse significative : Londres (+2,04 %), Paris (+2,08 %), Francfort (+2,82 %) et Milan (+3,33 %).
À Francfort, les titres du secteur de la défense ont particulièrement attiré l'attention, avec des hausses impressionnantes : Rheinmetall (+7,05 %), TKMS (+11,5 %), et des gains autour de 7 % pour Renk et Hensoldt.
De l'autre côté de l'Atlantique, Wall Street, bien que moins dynamique, s'annonçait en hausse à l'ouverture, avec des contrats à terme révélant une progression du Dow Jones (+0,81 %), du Nasdaq (+1,12 %) et du S&P 500 (+0,82 %).
« Le marché semble croire que Donald Trump est prêt à mettre fin aux hostilités en Iran, comme il l'a déclaré », commentent des analystes de Natixis.
Lors d'une allocution à la nation mercredi, Trump a affirmé : « Nous partirons très bientôt ».
Du côté iranien, le président Massoud Pezeshkian a exigé « des garanties contre de futures agressions ». Art Hogan de B. Riley Wealth Management a commenté, « c'est la première déclaration concrète d'Iran qui semble crédible ». Toutefois, pour les analystes de Natixis, la stabilité dépendra de l'ouverture continue du détroit d'Ormuz et de la sécurité des infrastructures énergétiques dans la région.
Contrairement à Trump, Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a évoqué que « la campagne n'était pas terminée ».
Sur le terrain, le conflit perdure, avec des frappes israélo-américaines rapportées sur des complexes sidérurgiques en Iran, selon l'agence Fars.
Concernant le marché pétrolier, les commentaires de Trump ont eu un effet stabilisateur. La référence du brut, le Brent, a franchi les 100 dollars le baril (101,98 dollars, -1,91 %) alors que le WTI américain se négocie à 99,05 dollars (-2,30 %).
Néanmoins, bien que les propos présidentiels puissent offrir un coup de pouce immédiat aux actions, Emma Wall, stratégiste en chef chez Hargreaves Lansdown, avertit que les perturbations dans le secteur de l'énergie pourraient perdurer, pesant sur l'inflation et la croissance économique.
Sur le front obligataire, une détente se fait également sentir. Le taux des emprunts allemands à dix ans est tombé sous les 3 % pour la première fois depuis plusieurs jours (2,95 %), tandis que le rendement français s'affichait à 3,63 % contre 3,72 % la veille.
La hausse des taux d'intérêt est souvent une réaction des créanciers face aux craintes d'inflation. Antoine Andreani de XTB résume : « La détente est souvent précédée par les taux ; le marché obligataire anticipe les changements. Actuellement, il semble que nous assistions à un rebond technique plutôt qu'à un véritable retournement. »







