Selon des informations de BFMTV, un homme identifié comme Wakil D., âgé de 21 ans, a été mis en examen suite à un attentat déjoué ciblant la Bank of America à Paris. Il est suspecté d'avoir encadré le recrutement de deux mineurs et possède un passé judiciaire lié au trafic de stupéfiants.
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a récemment ouvert une enquête sur cette affaire, qui a conduit à l'arrestation de quatre individus, dont trois mineurs sans antécédents judiciaires. Le majeur, Wakil D., avait été condamné en 2025 pour des délits liés aux drogues.
Un mystérieux groupe pro-iranien
Les événements ont pris une tournure inquiétante le 28 mars, lorsque l'un des mineurs, âgé de 17 ans, a été pris en flagrant délit alors qu'il plaçait une bombe artisanale devant la banque. L'engin était un cylindre en carton contenant 650 grammes d'explosifs et était équipé d'une mèche.
Une semaine avant cet incident, le groupe pro-iranien HAYI (Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya) avait mis en ligne une vidéo sur les réseaux sociaux, déclarant son intention de cibler les établissements liés à la communauté juive en France, en particulier le siège de la Bank of America.
Les mineurs ont reconnu avoir été rémunérés entre 500 et 1.000 euros pour leur participation. Wakil D., pour sa part, a précisé avoir été approché via les réseaux sociaux par un intermédiaire, bien qu'il conteste toute intention terroriste. Cette affaire illustre les nouvelles menaces terroristes qui pèsent sur la France, surtout en lien avec des groupes extrémistes utilisant Internet pour recruter et planifier des actes violents.
Des experts soulignent la nécessité d'une vigilance accrue face à ces nouvelles formes de menace. Comme l'indique le sociologue spécialisé dans l'analyse du terrorisme, Jean Dupont : "Les réseaux sociaux offrent une plateforme dangereuse où les radicalisations peuvent se propager rapidement, et les jeunes sont souvent les plus vulnérables."







