Ce jeudi 9 avril, David Guiraud, maire La France insoumise de Roubaix, a discuté des délibérations votées en conseil municipal concernant ses indemnités, qui suscitent une vive controverse parmi ses opposants. Il insiste, dans une publication sur X, qu'il n'est pas "le grand gagnant au change".
"J’ai fait adopter une délibération réduisant de 1.150 euros mon indemnité. Sans cela, j’aurais atteint le plafond légal de 5.960 euros", a-t-il expliqué, soutenant sa décision de baisser son salaire initial.
Néanmoins, cette augmentation de 475 euros par rapport à l'indemnité de son prédécesseur, Alexandre Garcin (divers droite), est perçue comme une provocation par l'opposition. En effet, les adjoints de Guiraud bénéficieront également de hausses significatives, entre 55 et 58 % selon leur statut au sein de la métropole de Lille, comme le souligne La Voix du Nord.
Critiques de l'opposition
Les conseillers municipaux, dont 12 appartiennent à l'opposition, connaîtront, en revanche, des baisses de 31 à 50 % de leurs indemnités. "C'est un coup dur pour l'opposition", a déclaré l'ancien maire Alexandre Garcin. Isabelle Deheunynck, membre du groupe Agir au cœur de Roubaix, a également exprimé son mécontentement en affirmant que les promesses de rupture politique ne se concrétisent pas.
Sur les réseaux sociaux, Guiraud a souligné la nécessité de contextualiser ces augmentations. "Comparé aux rémunérations antérieures, je suis loin de dépasser les normes. Mon prédécesseur cumulait plusieurs mandats à des niveaux bien plus élevés", a-t-il précisé, faisant référence à Guillaume Delbar, son prédécesseur condamné pour un système illégal de défiscalisation.
Une gestion consciente
Le maire de Roubaix tient à rappeler que son indemnité est inférieure à celle perçue en tant que député, ainsi qu'une hausse modérée par rapport aux municipalités similaires. Il affirme vouloir "resserrer les responsabilités" en limitant le nombre d'adjoints, afin de favoriser une implication totale dans leurs mandats. Cela devrait permettre une amélioration de la disponibilité des élus pour leurs concitoyens.
Enfin, Guiraud se défend d'être en position favorable par rapport à d'autres maires, citant le cas de Louis Aliot, maire de Perpignan, qui perçoit également des hausses d’indemnités significatives. "Je ne crois pas être un grand gagnant au change", conclut-il sur une note pensive, insinuant que cette question amènera à réfléchir sur les véritables enjeux de la politique locale.







