L'essentiel
Récemment réélu à la présidence de Carcassonne Agglo, le socialiste Régis Banquet partage sa vision pour l'avenir de l'agglomération, en mettant l'accent sur des initiatives telles que le développement d'une ligne aérienne Carcassonne-Paris et le projet de médiathèque. Un entretien captivant sur ses ambitions.
Vous avez obtenu un large soutien lors de votre élection, comment interprétez-vous ces résultats ?
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : avec 78 % des voix, je bénéficie d'un fort soutien au sein de l'agglomération. Cela clarifie notre dynamique. Lors du dernier mandat, nous avons favorisé le consensus. À présent, nous devons composer avec une majorité bien établie et une opposition visible, comme dans de nombreuses collectivités. Cela ne me pose pas de problème ; ma légitimité est solide et soutenue par le vote de la population.
Le Rassemblement national a tenté de contrecarrer votre réélection…
J’étais confiant quant à l'issue, et je suis heureux qu'elle ait été claire. Par le passé, face à d'autres oppositions, comme celle de Gérard Larrat en 2014, nous avions également navigué entre majorité et opposition, mais cela dépendait toujours d'un dialogue constructif. Je souhaite voir si l'opposition actuelle adopte cette approche. Les projets de la ville doivent être à la hauteur des ambitions de Carcassonne, bien au-delà d'un simple éclairage public.
François Mourad, élu d’opposition, a évoqué un manque de représentativité de Carcassonne au sein de votre exécutif. Qu'en pensez-vous ?
Je maintiens que ceux qui ont perdu pendant les élections n'ont pas leur place dans l'exécutif. Monsieur Mourad et d'autres ont perdu, et je ne crois pas que cela justifie une place au sein de notre équipe. Nous ne sommes pas ici pour faire des concessions. Il ne s'agit pas d'une question d'origine géographique mais de responsabilités et de compétence. Notre devoir est de travailler dur pour l'agglomération.
Nous avons des obligations : se retrousser les manches et porter les projets. La compétence doit primer sur la représentativité. Par exemple, pour le projet de médiathèque, je pense que Magali Arnaud, maire d'une petite commune, est plus qualifiée qu'un élu carcassonnais, même du Rassemblement national.
Nous devons investir entre 40 et 50 millions d’euros dans les prochaines années, et je m'engage à ce que notre ville bénéficie de ces ressources, au lieu de récompenser l'échec.
Quels sont les projets phares de votre mandat ?
Les projets sont déjà en cours. Nous prévoyons de construire une médiathèque centrale et de mettre en place un syndicat mixte pour la gestion de l'aéroport, en nous concentrant sur l'accroissement de l'activité aéronautique. Cela inclut le développement de nouvelles lignes, particulièrement la liaison Carcassonne-Paris, avec la possibilité d'étoffer notre réseau vers d'autres destinations comme l'Italie et l'Espagne. Ces initiatives sont essentielles pour l'avenir de notre région.







