Le député ex-insoumis François Ruffin a récemment déclaré qu'il sera candidat à l'élection présidentielle de 2027 si une primaire n'est pas organisée à gauche. S'exprimant lors de son intervention sur France Inter, il a critiqué les résistances au sein du Parti socialiste, qualifiant certains de ses membres d'« apparatchiks » qui s'opposent à cette démarche.
« Je souhaite que la primaire ait lieu parce qu'il n'y a pas d'autre méthode pour avancer. Si aucune primaire n'est prévue, je me lancerai tout de même dans la course », a-t-il affirmé. Ruffin a également évoqué l'enthousiasme populaire qu'il ressent, révélant avoir reçu 100 000 signatures de soutien en seulement 15 jours, et se fixe désormais comme objectif d'obtenir le soutien de 500 maires pour renforcer sa candidature.
Cependant, la possibilité d'une primaire sans Jean-Luc Mélenchon reste incertaine. Les tensions au sein du Parti socialiste se sont accentuées depuis le départ de Boris Vallaud, leader des députés socialistes, qui s'est opposé à l'organisation d’une telle primaire. Au contraire, Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, prône son instauration, rendant ainsi la situation encore plus complexe pour la gauche non-mélenchoniste.
Les récentes déclarations de Ruffin ont suscité des réactions au sein des instances politiques. Par exemple, plusieurs spécialistes en stratégie électorale, cités par Le Monde, estiment qu'une candidature unitaire serait primordiale pour rassembler la gauche face aux menaces de l'extrême droite, qui semble avoir le vent en poupe dans les sondages en vue de 2027.
Comme le remarquent certains analystes, l’élection s’annonce déjà comme un champ de bataille décisif, et chaque voix comptera sans doute dans la quête du pouvoir. La dynamique actuelle souligne l'importance d'unir les forces de gauche, même si les chemins et les visions de chaque partie peuvent diverger.







