Ce mardi 12 mai, Sophia Chikirou, députée insoumise de Paris, se présente devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire controversée d'escroquerie. Ancienne cofondatrice de le Média, son implication dans cette affaire devient un sujet brûlant pour la députée, qui a déjà essuyé auparavant une défaite électorale (7,96 % au second tour des municipales). Elle est accusée d'avoir tenté de tromper le Crédit du Nord au détriment de son entreprise de conseil, Mediascop.
Les accusations portent sur des « tentatives » visant à obtenir plus de 67 000 euros par le biais de virements bancaires, que la députée nie fermement. Sophia Chikirou a déclaré : « Ce procès est incompréhensible, car il n'y a ni victime, ni préjudice démontré. Mon espérance est de mettre un terme à huit années de harcèlement judiciaire et médiatique », a-t-elle confié à l’Agence France-Presse (AFP).
Sophia Chikirou nie toute tentative d’escroquerie
La députée souligne qu'un accord avait été atteint entre le Média et sa société de communication, et espère que l'audience mettra en lumière l'absence de manœuvres frauduleuses. Elle précise : « Il n'y a eu ni vol de chèque, ni tentative d'escroquerie ».
Cependant, l'enquête a révélé ce que l'accusation décrit comme un « commencement d'exécution » de la fraude. Les autorités affirment que Chikirou se serait présentée à la banque comme présidente du Média, malgré le fait qu'elle n’occupait plus ce poste. De plus, un virement en raison d'insuffisance de fonds sur le compte n’a pas pu être effectué.
Ce procès intervient à un moment délicat dans la carrière de la députée, dont le départ du Média avait déjà suscité des controverses. Récemment, celle-ci est aussi sous le coup d'une autre enquête judiciaire concernant des surfacturations de services pendant la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017, considérées comme un préjudice pour l'État, puisqu'elles auraient été financées via des remboursements publics.
Alors que ce débat fait rage, il soulève des questions non seulement sur l'intégrité personnelle de Sophia Chikirou, mais également sur la transparence des pratiques au sein des structures politiques françaises. Des experts tout comme le public attendent avec impatience les conclusions de ce procès qui pourrait avoir des ramifications significatives dans l'arène politique française.







