Le député Charles Alloncle a récemment fait la une de Paris Match, où il apparaissait avec sa collaboratrice parlementaire, Shéhérazade Khandani. Bien que le magazine ait initialement qualifié Khandani de « compagne », il a rapidement modifié le titre en la désignant comme une « amie ».
Ce dernier changement a conduit Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, à saisir le déontologue après la publication des photographies. Selon des sources proches, Braun-Pivet veut s'assurer que Alloncle a employé sa collaboratrice dans le respect des lois en vigueur.
« S'il y a un manquement avéré, le déontologue devra convoquer un bureau pour statuer sur la situation », a expliqué un membre de l'entourage de la présidente. En effet, depuis 2017, il est interdit pour un parlementaire de recruter un conjoint, un partenaire pacsé ou un concubin, sauf à risquer un délit. « La nature de la relation au sein d'un couple doit être suffisamment documentée pour déterminer s'il s'agit d'un concubinage », a précisé cette source.
Contre toute attente, Alloncle a réagi face à cette situation, dénonçant des « photos volées » qui précarisent la vie privée de sa collaboratrice. Dans une déclaration à Libération, il a affirmé que sa relation avec Khandani « n'a aucun lien avec les interdictions légales » et envisage de porter l'affaire en justice.
Un avis rendu « assez vite »
Le déontologue de l'Assemblée s'apprête à rendre son avis dans environ quinze jours, laissant planer une incertitude sur l'avenir du député. L'entourage de Braun-Pivet assure que cette affaire sera réglée avant l'été, notamment en raison de précédents où l'Assemblée nationale s'était portée partie civile, comme dans le cas de François Fillon, reconnu coupable d'emploi fictif pour sa femme.
Ce dossier pourrait ainsi avoir des retombées non négligeables, tant pour Charles Alloncle que pour l'image de l'Assemblée nationale. Un expert en déontologie parlementaire a rappelé : « La transparence est essentielle pour maintenir la confiance du public envers ses représentants élus. »







