Marine Le Pen n'a pas caché sa frustration envers les récentes nominations d'Emmanuel Macron, qualifiées de « favoritisme » au micro de BFM/RMC. En réaction à la nomination d'Emmanuel Moulin, ancien secrétaire général de l'Élysée, à la tête de la Banque de France, elle a déclaré : « On voit bien la kyrielle de nominations de macronistes à tous les postes qu'il considère importants. »
« L'objectif d'Emmanuel Macron, c'est de faire survivre le macronisme après la fin du macronisme. Je vais lui dire une chose très claire : il n'y arrivera pas. » Elle a également mis en lumière d'autres nominations, comme celle d'Amélie de Montchalin à la Cour des comptes et celle de Marc Guillaume au Conseil d'État, en insistant sur le fait que ces choix ne sont pas neutres. « Ça ne sert à rien de multiplier les nominations de copains. Cela empêche l'alternance politique souhaitée par le peuple. » Selon ses dires, ce phénomène relève d'un déni de démocratie.
Pour Le Pen, ces nominations constituent un obstacle à toute volonté de changement de cap politique par le prochain gouvernement. Elle a sous-ligné : « On met des gens à des postes qui sont vos copains, en se disant qu'ils seront des obstacles à la mise en œuvre d'une autre politique. C'est très antidémocratique. »
La cheffe de file des députés RN a abordé divers sujets lors de cette interview, des mesures face à l'inflation des carburants aux réformes des retraites, tout en affirmant qu'elle n'avait aucun désaccord majeur avec Jordan Bardella. Elle n'a pas hésité à aborder la controverse entourant le chanteur Patrick Bruel, rappelant : « Personne n'est obligé d'aller à ses concerts, mais la présomption d'innocence doit primer. »
Marine Le Pen a également salué la position de Gilles Lellouche, qui a récemment refusé de se prononcer contre le RN. « Il a eu raison de ne pas répondre. Le rôle d’un acteur, c’est de jouer. »







