Dans un bouleversement qui témoigne de l'évolution dynamique du paysage universitaire, l'université Harvard, jadis inébranlable, a récemment perdu sa première place dans le classement mondial de recherche au profit de l'université du Zhejiang. Cette université chinoise, souvent qualifiée de 'Cambridge de l'Est', a été propulsée en tête du 'Leiden Ranking', une étude qui évalue l'impact scientifique des établissements d'enseignement supérieur.
Selon The New York Times, cela illustre une tendance alarmante du déclin de la recherche académique aux États-Unis, exacerbée par les politiques de l'administration Trump. En effet, Harvard a chuté à la troisième position, tandis que les universités qui progressent ne sont pas américaines mais viennent de Chine.
Huit établissements chinois figurent désormais dans le top 10, une évolution significative par rapport aux débuts des années 2000 où les universités américaines dominaient largement. À cette époque, l'université du Zhejiang n'était pas même dans les vingt premières.
Un déclin “relatif”
Il serait erroné de penser que ce recul est dû à une diminution de la production scientifique aux États-Unis. En réalité, c'est le résultat de l'essor remarquable des capacités de recherche des universités chinoises. "La Chine a investi massivement dans l'éducation supérieure et a pris des mesures pour attirer des chercheurs étrangers", précise The New York Times.
Dans un discours prononcé en 2024, le président chinois Xi Jinping a souligné le lien entre la puissance d'une nation et sa prestigieuse position scientifique. En 2025, la Chine a également introduit le 'visa K', conçu pour attirer les diplômés des meilleures universités mondiales dans des domaines critiques comme les sciences et la technologie.
En revanche, l'administration Trump a opté pour une approche inverse en réduisant le budget alloué à la recherche, affaiblissant potentiellement la position des universités américaines. The New York Times rapporte que ces coupes budgétaires pourraient avoir des conséquences dévastatrices. La page web de l'université Harvard, dédiée aux programmes de recherche menacés, illustre ce défi croissant.
Le 'Linden Ranking' n'est pas le seul à refléter la baisse des universités américaines. Dans le classement 2026 du Times Higher Education, l'université d'Oxford maintient sa position de leader, suivie par plusieurs établissements américains. Mais le rapport révèle que 62 universités américaines ont perdu du terrain cette année, tandis que seulement 19 ont progressé.
Cependant, bien que les politiques de l'administration Trump ne soient pas la cause principale de ce déclin relatif, elles pourraient bien accentuer une situation déjà préoccupante pour l'université de renom.







