Alors que la Russie a exhorté les ressortissants étrangers, y compris le personnel diplomatique, à quitter Kiev en raison de menaces de bombardements, Édouard Philippe, maire du Havre et ancien Premier ministre français, maintient sa visite prévue ce mardi 26 mai. Dans un communiqué, la diplomatie russe a mis en garde contre de nouvelles frappes sur des cibles stratégiques dans la capitale ukrainienne.
Philippe a partagé sur Instagram une vidéo de son départ depuis la gare de Chelm, en Pologne, déclarant : « Nous allons embarquer dans ce train bleu et jaune, qui mettra environ 12 heures pour atteindre Kiev. » Il se rend à un sommet international annuel consacré aux villes et régions, où il proposera un discours pour témoigner du soutien de la France à l'Ukraine, un soutien maintenu malgré les récents bombardements qui ont déjà fait plusieurs victimes.
« Nous tentons de montrer notre solidarité envers la population ukrainienne durant cette période de grande violence insultée par l'agression russe, » a-t-il expliqué. Malgré les menaces, Édouard Philippe poursuit son engagement, poussant même à ne pas céder à la pression de la Russie. Au moins quatre personnes ont été tuées récemment lors de frappes intensifiées.
Le ministère des Affaires étrangères russe a annoncé que des frappes cibleront spécifiquement des « centres de décision » à Kiev, demandant aux étrangers et au personnel diplomatique de quitter la ville rapidement pour éviter le danger.
L’entourage d’Édouard Philippe a justifié son départ, assurant qu'il ne cherche pas à ignorer la sécurité, mais répond à une invitation formelle des autorités ukrainiennes pour afficher une solidarité indéfectible. Cela répond aussi à l'appel du ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, qui a invité les pays partenaires à continuer d'envoyer de l'aide et à ne pas céder au chantage du Kremlin.







