Laurent Wauquiez, le leader des députés Les Républicains, s'inquiète de la tendance actuelle des sondages et plaide pour l'organisation d'une primaire à droite. Il met en garde contre une potentielle 'machine à perdre' qui pourrait se mettre en place si la droite ne parvient pas à s'unir avant les élections présidentielles de 2027.
"Je suis très inquiet de la tournure que prennent les sondages", déclare-t-il, notant qu’aucun candidat en lice n’est encore en mesure de 'plier le match'. Il craint que cette désunion n'exclue la droite du second tour, laissant la place au Rassemblement National et à La France Insoumise.
L’enjeu d’une candidature unique
Wauquiez soutient qu'il est crucial d'établir un système permettant de désigner un candidat unique avant l'automne. Sinon, avertit-il, 'ce sera cuit'. Il souligne que les campagnes menées séparément par plusieurs candidats ne feront qu'affaiblir la droite. Il cite l'exemple de Gabriel Attal, qui a choisi de se démarquer en promettant de ne pas être le 'candidat du sang et des larmes', exacerbant ses rivalités internes.
"J’essaie de convaincre les uns et les autres de ne pas aller trop loin dans l'affrontement, car nous aurons besoin les uns des autres", confie-t-il.
Se positionnant comme un médiateur, Wauquiez incite les personnalités de la droite, allant du centriste Gérald Darmanin à des figures de l’extrême droite, à s'inscrire dans cette démarche de primaire. Il espère ainsi éviter des fractures nuisibles entre les candidats.
Une position de retrait vis-à-vis des meetings
Bien qu'il reconnaisse le droit de son collègue, le patron de LR, à se présenter, Wauquiez refuse de lui demander de se retirer, expliquant que cela ne serait 'honnêtement pas respectueux'. Il a également défini sa propre stratégie en choisissant de ne pas assister aux meetings des candidats en conflit, ce qu'il considère comme une question de cohérence.
"Je ne veux pas alimenter la machine à perdre, et donc je n’irai pas à des meetings ou à des événements de campagne de candidats qui sont contre d'autres candidats de droite", conclut-il.







