En prélude aux prochaines élections sénatoriales, Gérard Larcher a officiellement déclaré sa candidature à la présidence de la chambre haute. Le sénateur des Yvelines, membre des Républicains, occupe cette fonction depuis 2008, excepté durant la période 2011-2014, et aborde cette échéance politique sous un angle favorable.
Avec une majorité sénatoriale solide, Larcher se trouve dans une position privilégiée pour conserver son siège. À 77 ans en septembre, il aspire à un nouveau mandat de trois ans après les élections prévues en septembre 2026. Contrairement à d'autres sénateurs, il ne remettra pas son siège en jeu. Actuellement, la coalition formée par Les Républicains et l'Union centriste détient 190 sièges sur les 348 du Sénat. Malgré la montée du Rassemblement national lors des dernières élections municipales, plusieurs acteurs de la droite estiment que l'équilibre ne sera pas fortement affecté.
Marc-Philippe Daubresse, sénateur LR, estime que bien que la majorité pourrait perdre quelques sièges, il est peu probable que cela entaille leur domination, selon des informations rapportées par BFMTV. Il considère qu'un "bouleversement" au sein de la chambre haute est improbable.
Le président du compromis ?
L'absence de rivaux crédibles pour contester sa candidature renforce encore ses chances de succès. Hervé Marseille, leader des centristes, a récemment affirmé qu’il n’y avait pas de justification à présenter un candidat contre Larcher pour l'instant. Son aptitude à maintenir des liens avec diverses formations politiques est fréquemment soulignée. François Patriat, président du groupe macroniste, met en avant son ingéniosité pour associer majorité et opposition au sein du Sénat.
Sous sa direction, l'institution a renforcé son rôle de contre-pouvoir, en particulier durant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron. La question reste désormais de savoir combien de temps Gérard Larcher compte continuer à diriger le Palais du Luxembourg.







