Le stage de deux semaines en milieu professionnel que les élèves de seconde entament le 15 juin doit être considéré comme un stage d'observation, a martelé le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, pendant un déplacement en région parisienne. Il a rappelé les consignes de sécurité essentielles suite à des accidents tragiques impliquant des lycéens.
"J'ai adressé une lettre à tous les chefs d'établissement en les exhortant à sensibiliser les élèves aux risques potentiels et à leur sécurité durant ces stages", a-t-il déclaré. Geffray a insisté sur le fait que "le principal enjeu est que ces stages soient effectivement orientés vers l'observation".
Des accidents tragiques soulèvent des inquiétudes
En avril dernier, un élève de 15 ans a tragiquement perdu la vie lorsqu'il a été écrasé par un chariot élévateur au cours de son stage dans le Gard. Cet incident a provoqué une réponse gouvernementale, avec l'annonce d'une mission spéciale pour examiner et améliorer la sécurité des élèves en stage, bien que les résultats de cette mission soient encore attendus.
"Les parents sont inquiets. Depuis 2025, au moins six élèves mineurs sont décédés en stage ou en formation", a affirmé Mustafa Ozcelik, vice-président de la FCPE.
Afin de garantir la sécurité des élèves, certains parents et syndicats expriment un besoin urgent de revoir ces stages. Arnaud Darthenay, père d'un lycéen décédé lors d'un stage, a exprimé sa frustration lors d'une conférence de presse : "Les entreprises ne sont pas des garderies. Il est inacceptable d'envoyer des jeunes sans préparation adéquate par l'Éducation nationale". Son appel à la responsabilité s'est fait entendre aux côtés d'un député qui a proposé de supprimer ces stages totalement.
Une controverse persistante autour des stages de seconde
Depuis l'instauration de stages obligatoires pour les élèves de seconde en juin 2024, des critiques se sont intensifiées quant à leur utilité pédagogique. Agnès Andersen, du syndicat ID-FO, soutient que ces stages représentent une surcharge de travail pour les établissements. De leur côté, des membres du Snalc estiment que ce stage est "le moins surveillé et le plus flou", soulignant le besoin d'une réévaluation des objectifs de ces expériences professionnelles.







