Ce lundi, un ancien combattant de 39 ans, Alexandre Lounine, a été arrêté dans la région de Voronej pour avoir exhibé des "symboles extrémistes". L’incident survient après qu'il a publié une vidéo, devenue virale, où il menaçait le président de la Russie d’un soulèvement militaire s’il n’obtenait pas un rendez-vous direct au Kremlin.
La colère d’un soldat secoue les réseaux sociaux. Ce vétéran, qui a servi sur le front en Ukraine, s’exprimait contre des abus et extorsions au sein des forces armées. Dans une vidéo visionnée des millions de fois, il a exprimé son mécontentement clairement : "Si je ne viens pas au Kremlin bientôt et que je ne parle pas directement à vos côtés, l’armée retournera ses armes contre le Kremlin", a-t-il clamé dans un élan de défi.
Face à cette menace audacieuse, les autorités n’ont pas tardé à réagir. Une perquisition a été effectuée à son domicile alors qu’il se dirigeait vers Moscou, et il a rapidement été placé en détention pour une durée de onze jours, selon les informations d’une chaîne Telegram locale.
La réaction prudente du pouvoir
Cette prise de parole publique est quelque chose de rare en Russie, où la dissidence est étroitement surveillée. Interrogé sur la question, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a tenté de minimiser l’événement, affirmant que Poutine n’avait pas vu la vidéo et désignant les propos du vétéran comme étant des "formulations étranges".
Le dossier judiciaire concernant Alexandre Lounine reste opaque, et les allégations portées contre lui n’ont pas été rendues publiques. Ce débat rappelle aux citoyens une vidéo d’une influenceuse russe diffusée en avril depuis Monaco, où elle affirmait déjà que Poutine était déconnecté des réalités rencontrées par la population.







