Le 6 janvier 2026, la situation au Venezuela a pris une tournure inattendue lorsque Nicolás Maduro a été capturé à Caracas par des forces américaines. Cette opération militaire a provoqué une onde de choc qui ne semble pas près de s'éteindre.
Emmanuel Macron a fait l'objet de critiques virulentes suite à ses premières déclarations, jugées trop complaisantes envers les États-Unis. Dans un tweet, il a salué la fin de ce qu'il a qualifié de « dictature » sans aborder la méthode controversée employée par Washington. « Le peuple vénézuélien peut se réjouir de ce changement », a-t-il déclaré, bien que son message ait omis de dénoncer l'intervention militaire hors du cadre international, suscitant des réactions vives de la part des leaders politiques français, comme Jean-Luc Mélenchon qui a évoqué un abandon du droit international.
Les critiques se sont intensifiées après que le président américain a partagé la déclaration de Macron sur ses réseaux sociaux. Olivier Faure, du Parti socialiste, a insisté sur le fait que la France n'est pas un vassal des États-Unis et que le président français ne devrait pas agir comme un porte-parole de la Maison Blanche.
Pour apaiser les tensions, Macron a ensuite précisé lors d'un Conseil des ministres que la méthode utilisée par les États-Unis pour capturer Maduro n'était « ni soutenue ni approuvée » par la France, prouvant ainsi une volonté de prendre ses distances avec l'approche américaine. Cette clarification a été soutenue par Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, qui avait précédemment condamné l'opération militaire au Venezuela comme étant contraire au droit international.
Les enjeux d'une position équilibrée sont évidents. Certains analystes, comme l'eurodéputée Fabienne Keller, affirment que Macron tente de jongler entre ses priorités internationales, notamment la question ukrainienne. Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, a exprimé des inquiétudes quant à l'impact de ce choix sur les négociations cruciales concernant le conflit en Ukraine, suggérant que la France pourrait affaiblir sa position en évitant de critiquer l'action américaine au Venezuela.
Les opinions se partagent au sein du gouvernement et au-delà, soulignant l'importance d'une réponse diplomatique cohérente dans un monde de plus en plus polarisé. « Il est essentiel que la France maintienne une ligne claire et indépendante », a déclaré Anne Genetet, ancienne ministre, précisant que la gestion de cette crise s'inscrit dans une stratégie diplomatique plus large.







