Philippe Martinez, l'ancien secrétaire général de la CGT, fait parler de lui en se présentant sur une liste de gauche aux élections municipales de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne). Son nom s'ajoute à ceux d'autres candidats, comme le maire sortant Jacques-Alain Bénisti (LR) et le socialiste Frédéric Massot, qui mène la liste de l'union de la gauche.
« Je ne suis pas en tête de liste, mais ma position est éligible si notre liste remporte les élections », a déclaré Martinez, qui a dirigé la CGT de 2015 à 2023. Malgré son entrée en politique, l’ancien technicien de Renault assure n'avoir aucune intention d'occuper un poste d'adjoint au maire. « Mon but est d'aider et de partager mon expérience », a-t-il ajouté.
Martinez s'engage déjà sur le terrain, en aidant les habitants de la cité des Hautes-Noues, confrontés à des problèmes de logement tels que des défaillances de chauffage et des infiltrations d'eau. Il s'intéresse également aux dysfonctionnements de la ligne E du RER. Dans ses propos, il souligne l'importance d’être à l’écoute des besoins locaux, affirmant : « Je reste à ma place et j'apporte mon aide avec ma petite expérience ».
Bien que n'étant pas membre d'un parti politique, Martinez prône une large union de la gauche. Il a exprimé ses espoirs de voir le Parti Communiste Français rejoindre la liste dirigée par Massot. Il a également laissé entendre qu'une fusion avec la liste de La France Insoumise, dirigée par Adel Amara, pourrait être envisagée dans un second tour, mais il là décision revient à Massot.
Le paysage politique de Villiers-sur-Marne a été marqué par la division de la gauche lors des élections de 2020, permettant à Bénisti de remporter les élections face à Massot et Amara. Dans un contexte où l'union semble plus que jamais nécessaire, Martinez se positionne comme un acteur clé dans la dynamique locale, espérant redonner une voix forte aux électeurs de gauche.
« L’enjeu est de rassembler les citoyens, de les écouter, et de construire une Ville plus solidaire », conclut-il, annonçant une campagne centrée sur les défis quotidiens des habitants. Selon une analyse récente de Le Monde, ce type de démarche pourrait bien influencer positivement la participation des électeurs dans une ville où l'engagement citoyen est crucial.







