Dans une récente interview accordée à plusieurs médias européens, dont le quotidien Ouest-France, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a vivement critiqué les États-Unis pour leurs tentatives d'influence sur le Groenland, un territoire danois. Barrot a déclaré que le « chantage » de Washington visant à établir une emprise sur cette région doit prendre fin.
Il a exprimé son scepticisme quant à l'idée d'une intervention militaire américaine pour annexer le Groenland, comme cela avait été évoqué par l'ancien président Donald Trump, soulignant que « rien ne saurait justifier une telle démarche ». Barrot a insisté sur le fait que ce territoire appartient à l'Europe et qu'il est sous la protection de l'OTAN, ajoutant que les nations européennes détiennent des moyens puissants pour défendre leurs intérêts.
Les États-Unis continuent de mener des manoeuvres géopolitiques dans cette région stratégique, un fait souligné par Trump lui-même qui a affirmé que la Russie et la Chine pourraient occuper le Groenland si les États-Unis ne prennent pas d'initiatives. En réponse à ces déclarations, les dirigeants groenlandais ont fermement réagi, dénonçant toute forme de domination extérieure. Ils affirment que l'avenir du Groenland doit être décidé par son propre peuple et que l'identité groenlandaise est leur priorité, comme rapporté par France 24.
Historiquement, le Groenland a été une colonie danoise jusqu'en 1953 et a acquis son autonomie 26 ans plus tard, mais un accord de défense, signé avec les États-Unis, permet à l'armée américaine d'opérer sur le sol groenlandais tout en tenant informées les autorités locales. Le débat sur la souveraineté et les ressources naturelles de cette région, marquée par la fonte des glaces, devient de plus en plus pressant dans le contexte actuel de tensions internationales.







