Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, ont annoncé leur retrait des quartiers d'Achrafieh et de Cheikh-Maqsoud à Alep, marque d'une intensification des combats avec les forces gouvernementales. Cet accord, révélé le 11 janvier, fait suite à plusieurs jours de confrontations meurtrières qui ont ébranlé cette région stratégique.
Les FDS ont déclaré avoir conclu un cessez-le-feu permettant l'évacuation des civils, des blessés et des combattants. L'agence officielle syrienne, SANA, a confirmé le départ des derniers membres de cette milice vers le nord-est du pays. Cependant, la situation sur le terrain reste délicate. Des témoins rapportent que ces départs étaient surveillés, suscitant des inquiétudes quant au traitement réservé aux évacués.
Les tensions avaient atteint un point culminant ces derniers jours, avec des bombardements intensifiés de la part des forces gouvernementales. Depuis le début des hostilités, au moins 21 civils ont perdu la vie, et environ 155 000 personnes ont été déplacées, selon des données officielles. Ces événements rappellent les tragédies précédentes survenues en Syrie, où des minorités comme les Alaouites et les Druzes ont été fortement touchées par la violence.
Les experts s'inquiètent des conséquences potentielles de cette escalade. « La situation pourrait rapidement se détériorer, surtout compte tenu du soutien américain aux Kurdes et des intentions de la Turquie de s'impliquer » prévient un analyste militaire. Les États-Unis ont pressé les deux parties de reprendre le dialogue alors que la stratégie de Damas semble viser un contrôle total sur Alep, après des années de conflit.
Les FDS, reconnues pour leur rôle dans la lutte contre le groupe État islamique, se trouvent désormais dans une position précaire. Leur perte de terrain à Alep fragilise encore l'accord de mars dernier qui avait pour objectif d'intégrer davantage les structures kurdes dans l'administration syrienne.
Les répercussions de cette tournure des événements restent à observer. Certaines voix dans la communauté internationale appellent à un retour à la négociation, mais les hostilités continuent de causer des souffrances incommensurables aux populations civiles piégées par le conflit. Le dialogue entre les différentes factions est essentiel pour éviter un nouveau cycle de violence.







