Selon des informations exclusives du Washington Post, le cardinal Pietro Parolin avait engagé des discussions avec l'ambassadeur américain pour offrir une issue à Nicolás Maduro, le président déchu du Venezuela.
Le 3 janvier, les forces américaines ont finalement arrêté Maduro, pourtant plusieurs alternatives avaient été mises sur la table pour éviter cette situation tragique. Le Vatican avait notamment proposé une exfiltration de Maduro et de son entourage vers la Russie, ainsi qu'une partie de sa richesse personnelle. D'après une source proche du Saint-Siège, l'offre stipulait que Maduro « puisse partir et jouir de ses biens ».
Pietro Parolin, le cardinal en charge des affaires politiques et diplomatiques du Vatican, a été le principal négociateur de ces pourparlers. En tant qu'ancien représentant diplomatique en terre vénézuélienne sous Hugo Chávez, il avait une connaissance approfondie de la situation politique. Parolin aurait transmis cette proposition à Brian Burch, son homologue aux États-Unis, peu avant Noël. La méfiance des États-Unis à l'égard de Maduro, liée à des soupçons de trafic de drogue, rendait l'issue de ces négociations incertaine.
« La violence n’apporte jamais la victoire »
Le pape Léon XIV avait déjà évoqué la nécessité du dialogue à plusieurs reprises, insistant sur le fait que « la violence n'apporte jamais la victoire ». Malheureusement, cette approche diplomatique n'a pas trouvé écho chez Maduro. Le Vatican pensait que le président vénézuélien envisagerait une démission face à la contestation formulée lors de sa réélection controversée prévue pour juillet 2024. Pourtant, Maduro a rejeté ces options, n'ayant pas cru qu'une intervention américaine était réellement envisageable.
Ce retournement de situation en dit long sur la complexité des relations internationales en Amérique Latine, où les enjeux géopolitiques s'entrelacent souvent à des stratégies militaires. Des analystes politiques, comme ceux du Monde, soulignent que la capture de Maduro pourrait également avoir des répercussions sur la stabilité régionale, exacerbant les tensions entre les États-Unis et la Russie.







