Samedi 10 janvier, Philippe Martinez, ancien secrétaire général de la CGT, a été interviewé sur RTL. Il a exprimé des inquiétudes concernant l'impact de la politique de François Hollande sur la montée actuelle de l'extrême droite.
Martinez, désormais candidat aux élections municipales de 2026 à Villiers-sur-Marne sous la bannière de l'union de la gauche, évoque la loi travail de 2016 comme un tournant. Selon lui, cette réforme a trahi les espoirs de ceux qui avaient placé leur confiance en Hollande. "Est-ce que François Hollande avait vraiment annoncé qu'il allait s'attaquer au Code du travail lors de sa campagne électorale ?", a-t-il questionné, en référence à des archives montrant sa résistance à ces réformes à l'époque.
Il souligne que, bien que Hollande se soit attaqué aux enjeux financiers, comme les paradis fiscaux, il a échoué à défendre les droits des travailleurs. "La colère des électeurs d'hier se transforme aujourd'hui en soutien à l'extrême droite", affirme-t-il, pointant du doigt les désillusions qu'ont engendrés les décisions politiques de l'ancien président.
Une responsabilité partagée
Pour Martinez, la popularité croissante du Rassemblement national s'explique par la déception des anciens soutiens socialistes. "La France est un pays de gauche, mais les politiques menées ne correspondent plus aux attentes des citoyens", déclare-t-il, faisant écho aux mobilisations récentes sur des questions telles que la réforme des retraites.
Cette analyse est partagée par plusieurs experts en sciences politiques, comme le professeur Géraldine Schmitt, qui souligne que "la rupture entre les promesses électorales et les actions gouvernementales a créé un terreau fertile pour les discours populistes." La défiance croissante envers les élites politiques pourrait ainsi renforcer la tendance vers des solutions radicales. La question demeure : comment rétablir la confiance dans un paysage politique marqué par des promesses non tenues ?







