L’ex-président de l’Olympique lyonnais (OL), Jean-Michel Aulas, demeure actuellement le favori de l’élection municipale de 2026, bien que son avance sur le maire écologiste Grégory Doucet diminue. Un récent sondage de l’institut Cluster17, commandé par Mag2Lyon, indique que Doucet n’affiche plus qu’un retard de quatre points par rapport à Aulas, à l’approche du scrutin.
Selon le sondage, Aulas serait crédité de 40 % des intentions de vote contre 36 % pour Doucet, soutenu par les écologistes. Anaïs Belouassa-Cherifi, députée insoumise, récolterait 10 % des voix. Si celle-ci décide de maintenir sa candidature au second tour, Aulas gagnerait avec 50 % des voix contre 41 % pour Doucet, et 9 % pour Belouassa-Cherifi. La députée a clairement exprimé son objectif de contrer Aulas, en déclarant que « sa priorité était d’empêcher son élection ».
Dans un scénario de duel, on observe que le soutien de La France Insoumise pourrait faire pencher la balance : Aulas ne recueillerait que 51 % contre 49 % pour Doucet si l’insoumise apporte son soutien. Ce rapport pourrait se renforcer à 52-48 si elle ne se maintenait pas.
Les marges d’erreur (entre 1,5 et 3,5 points) rendent cette course extrêmement serrée, et le second tour, prévu pour le 22 mars, se présente comme un affrontement au coude à coude. Plus tôt dans l’année, des sondages prédisaient des résultats bien plus favorables à Aulas, qui dépassait alors les 60 % des intentions de vote.
Marine Tondelier promet une « remontada »
Marine Tondelier, la cheffe des écologistes, a promis une « remontada » de ses candidats selon le contexte électoral lyonnais, tout en exprimant des espoirs similaires pour les villes de Strasbourg et d'autres pris d'assaut lors de la vague verte de 2020.
Ce sondage intervient après un débat télévisé houleux, où Aulas a été mis à l'épreuve sur son programme et sa gestion financière. Les autres candidats, selon le sondage, montrent un écart significatif ; Alexandre Dupalais (UDR-RN) se positionne à 7 %, tandis que d'autres retiennent de très faibles scores : l’ancien maire Georges Képénékian (4 %), et Nathalie Perrin-Gilbert (2 %). Les candidats des partis extrêmes n’atteignent même pas 1 %.
Sondage réalisé du 10 au 12 mars auprès d’un échantillon de 1 024 personnes représentatives de la population de Lyon âgée de plus de 18 ans, dont 826 inscrites sur les listes électorales.







