L'assemblée générale de l'Association des Viticulteurs d'Alsace (AVA) s'est tenue à Colmar ce mardi, mettant en lumière divers enjeux majeurs tels que l'économie du vignoble ainsi que les projets pour la future cité des vins. Dans un environnement marqué par une baisse significative de la consommation, les viticulteurs alsaciens restent tout de même résilients comparativement à d'autres régions viticoles.
Au cours des dix dernières années, les ventes de vins d'Alsace ont chuté de 14%. Selon les chiffres récents portant sur les douze derniers mois jusqu'à fin février 2026, une diminution de 4,3% a été enregistrée, avec des baisses spécifiques de 4% pour le Riesling, 1% pour le Gewurztraminer et 5% pour le Pinot Gris.
À l'inverse, le crémant d'Alsace, qui célèbre cette année ses 50 ans d'existence, a vu ses ventes augmenter de 2,9%. Cependant, un constat préoccupant s'impose : seulement 33% des jeunes consommateurs connaissent les crémants d'Alsace. Cela souligne le besoin urgent de capter l'attention de la tranche d'âge 18-25 ans, considérée comme les consommateurs de demain.
Le Conseil Interprofessionnel des Vins d'Alsace (CIVA) a alors décidé de mobiliser ses efforts sur les réseaux sociaux pour toucher cette cible stratégique. Parallèlement, une meilleure visibilité des vins d'Alsace dans les restaurants et les bars pourrait renforcer leur attrait.
Pour séduire ces jeunes consommateurs, il est essentiel de promouvoir une consommation responsable et modérée des vins, tout en valorisant les nombreux attraits des paysages viticoles alsaciens. À noter que plus de 35% des vignes en Alsace sont cultivées selon des pratiques biologiques, un argument séduisant pour une nouvelle clientèle soucieuse de l'environnement.







