Le projet d’Orange d’installer une antenne de 36 mètres au chemin de l’Ancienne-Cure à Tresses soulève de vives inquiétudes. Un collectif de riverains a formé une résistance face à cette initiative, estimant que le paysage et la santé publique pourraient être en péril.
Le lieu en question se distingue par un calme naturel, dominé par de magnifiques vignes et la proximité d'une église classée. Damien Maléjacq, un habitant local, souligne que « la connexion actuelle est satisfaisante et nous ne comprenons pas l’urgence de ce projet ». Les préoccupations concernant la déformation du paysage ainsi que les effets possibles sur la santé, en particulier pour les enfants, inquiètent la communauté.
Les riverains avancent également un argument juridique : l'emplacement se trouve dans une zone où les constructions sont strictement réglementées en raison de la valeur architecturale de l’église de Tresses.

Orange, de son côté, défend son projet avec un argumentaire centré sur la nécessité d'améliorer la couverture réseau, citant des moments de saturation sur le réseau 4G. Stéphane Phelippeau, responsable des relations avec les collectivités de Gironde, déclare : « Cet emplacement a été identifié comme étant le plus adapté pour répondre aux besoins croissants des utilisateurs, suite à l’explosion des usages numériques ».
En réponse, le collectif a initié une pétition qui a déjà recueilli plus de 1 100 signatures, en révélant un sentiment de mécontentement partagé parmi les résidents. De nombreuses personnes subissent déjà l’impact visuel de précédentes installations. Les riverains proposent de déplacer l’antenne, ce qui pourrait réduire légèrement la performance tout en préservant le paysage.
Des accents politiques se mêlent au débat
Il est intéressant de noter que le terrain envisagé pour l’antenne appartient à Axelle Balguerie, figure politique connue pour son opposition au maire actuel, Christian Soubie. Elle affirme avoir signé un bail en octobre dernier, peu après le dépôt du projet, sans en connaître l'ampleur à l'époque.
« Si j'avais su qu'une contestation se profilait, je n'aurais pas engagé cette procédure », a-t-elle déclaré. Cette situation ajoute une couche de complexité, fusionnant préoccupations communautaires et enjeux politiques dans le paysage local. À Tresses, l’attente est désormais centrée sur la décision des Architectes des Bâtiments de France, qui devraient évaluer la conformité du projet aux normes en vigueur.







