Le syndicat de police Un1té 68 exprime des craintes croissantes concernant les effectifs dans le Haut-Rhin pour la rentrée. À l'approche de septembre, aucune offre d'emploi n'a été émise pour remplacer les policiers qui quitteront leur poste à Colmar, Mulhouse, Saint-Louis, Wittenheim ou encore à la police aux frontières. Cette décision pourrait entraîner des tensions et des surcharges de travail, alerte l'organisation.
Une annonce qui va provoquer une surcharge de travail craint Un1té 68
Le syndicat a été informé de cette situation lors d'une réunion en fin de semaine dernière. "Moins de policiers signifie une pression accrue sur ceux qui restent. Cela engendrera une dégradation des conditions de travail et un service à la population à la traîne," déclare Billel Debbiche, le secrétaire départemental d'Un1té 68. Alors que le Haut-Rhin fait face à une augmentation des activités criminelles, il souligne la nécessité de recruter pour renforcer les effectifs.
"Nous observons une délinquance qui s'organise et se développe. Nous en appelons à l'ouverture de postes pour compenser les départs imminents. C'est une question de bon sens et de sécurité," ajoute-t-il.
Une entrevue est prévue avec le préfet du Haut-Rhin la semaine prochaine pour discuter de ces préoccupations. Avec 16 policiers en départ récent, le syndicat rappelle qu'un manque d'effectifs est ressenti depuis plusieurs années dans la région. Cette situation, si elle perdure, pourrait affecter non seulement le moral des troupes, mais aussi la sécurité des citoyens.







