C'est un scénario qui se répète régulièrement. À chaque crise mondiale affectant les prix du pétrole, l'idée d'explorer des alternatives comme l'hydrogène refait surface. Ce phénomène a déjà été observé lors des chocs pétroliers des années 1970, mais aussi au début du XXIe siècle. Néanmoins, l'intérêt a souvent diminué au même rythme que les cours du baril. Cependant, chaque nouveau soubresaut met en lumière des avancées technologiques dans le domaine de l’hydrogène, qui se dévoile peu à peu.
Ce qui fait défaut jusqu'ici, c'est un véritable élan capable de propulser cette technologie, qui nécessite des investissements massifs et sur le long terme. Toutefois, cette fois-ci, l'initiative pourrait venir d'un pays prêt à engager des fonds considérables.
La Chine face à ses défis énergétiques
Ce pays est la Chine. Dans un récent éditorial de Martin Tengler publié sur BloombergNEF et relayé par Motor1, il est souligné que la Chine dépend à 75 % de ses ressources pétrolières du Moyen-Orient, et qu'elle consomme habituellement 90 % du pétrole iranien. Cela l'expose particulièrement aux turbulences géopolitiques, notamment celles liées à la guerre en Iran.
Bien que Pékin ait prospéré en rendant le monde dépendant de ses produits, la dépendance énergétique s'avère être une faiblesse qu'elle cherche à corriger. Ainsi, elle s'engage à investir dans le secteur de l'hydrogène vert. Bien que cette initiative soit pour l'instant circonscrite à la capitale, avec ses 22 millions d'habitants, elle témoigne d'un changement significatif. Les yeux du monde entier se tourneront vers cette expérience, dans l'attente de voir si la révolution de l’hydrogène pourrait bel et bien se concrétiser.







