C'est un chapitre tragique qui se ferme. La cour d'assises du Val-de-Marne a prononcé, vendredi dernier, une peine de réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre d'un homme de 44 ans, déclaré coupable du meurtre de ses trois filles en novembre 2023. Cette décision, accompagnée d'une période de sûreté de 22 ans, a été saluée par le parquet, affirmant que l'accusé ne compte pas faire appel.
Lors de sa comparution, le père a reconnu les faits mais a également évoqué des violences conjugales qu'il a subies lui-même, tout en précisant qu'il n'avait jamais frappé l'une de ses filles avant le drame. « Un homme normal ne ferait pas cela », a-t-il déclaré, tout en exprimant une intention de se suicider avant de se rendre à Dieppe. Pessimiste quant à son sort, il a ajouté : « Je sais que je vais être lourdement condamné, mais je refuse qu'on me colle une étiquette. Jamais je n'ai touché ma fille ».
La voix de la mère entendue
Les actes criminels ont eu lieu en novembre 2023, un week-end où il avait la garde de ses enfants. Au cours de cette nuit tragique, il a administré des drogues à ses filles, puis a étouffé la plus jeune tout en tentant de faire de même avec les deux autres avant de les poignarder. Ce déchaînement de violence est survenu dans un cadre difficile, suite à une procédure de divorce engagée par son épouse, qu'il ne parvenait pas à accepter, particulièrement parce qu'il craignait que ses enfants soient élevés par un autre homme.
A l'issue du verdict, l'une des avocates de la partie civile a salué cette décision comme un acte de reconnaissance envers la douleur de la mère et ses trois filles, victimes de violences vicariantes. Elle a ajouté que cette phrase pénale soulignait la gravité des faits. La mère des victimes a, devant la cour, évoqué des violences répétées durant leur mariage, affirmant que « son comportement envers ses fillesétait une stratégie pour ne pas me mettre en danger ».







