Ce jeudi matin, lors d'une conférence de presse, la présidente de l'Université de Strasbourg, Frédérique Berrod, a pris la parole pour aborder la question des frais d'inscription pour les étudiants extracommunautaires. À l'heure actuelle, 37 étudiants en master n'ont pas encore réglé les sommes dues.
En effet, selon les informations rapportées par France Bleu, plusieurs dizaines d'étudiants risquent l'exclusion si ces frais ne sont pas acquittés. Ces coûts s'élèvent à 3.941 euros et concernent un total de 310 étudiants de l'établissement. La majorité d'entre eux a déjà effectué le paiement.
"On tente de trouver des solutions avec eux"
Parmi les 47 étudiants contactés afin de régler leur situation financière, 10 ont déjà réalisé leur paiement, tandis que 37 autres sont encore en voie de régularisation, a précisé Berrod. Consciente des difficultés que peuvent représenter ces frais, elle a souligné : "Nous continuons de les accompagner, avec des réunions prévues cette semaine pour étudier des solutions".
Rachel Schurhammer, vice-présidente en charge de la formation, a ajouté que les étudiants peuvent bénéficier de possibilités de paiement échelonné ou de délais supplémentaires pour s acquitter de cette somme.
En réponse à certaines demandes de remboursement pour tous les étudiants extracommunautaires, Berrod a rétorqué que cela n'est pas envisageable, soulignant "une question d'équité". Elle a aussi rappelé que les étudiants étaient bien informés de ces frais dès leur inscription.
Plus de 10.000 étudiants extracommunautaires
Ces frais d'inscription, introduits en 2019, sont des droits d'inscription différenciés, fixés par le gouvernement, selon France 24. L'établissement strasbourgeois a choisi d'exonérer les étudiants en licence, jugés plus jeunes et en début de parcours académique. Ainsi, seuls ceux inscrits en master sont concernés par ces coûts.
Avec plus de 60.000 étudiants, l'Université de Strasbourg compte presque 25% d'internationaux, dont 10.380 étudiants extracommunautaires, majoritairement originaires d'Afrique (40%) et d'Asie (40%). Parmi ces derniers, plus de 4.000 sont en licence, tandis que plus de 2.000 poursuivent un master. Le reste se compose de doctorants et d'autres formations.







