Selon l'annonce faite par le gouvernement le 16 avril, le remboursement des protections périodiques réutilisables, notamment des culottes menstruelles et des coupes menstruelles, sera effectif à partir de la rentrée universitaire 2026. Cette initiative vise à faciliter l'accès à des produits respectueux de l'environnement pour les jeunes femmes et celles en situation de précarité.
La mesure s'adresse principalement aux femmes de moins de 26 ans ainsi qu'aux bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S). Le gouvernement espère que ce dispositif touchera environ 6,7 millions de personnes. Il est prévu que les jeunes femmes reçoivent un remboursement de 60 % par l'assurance maladie, tandis que les plus précaires bénéficieront d'une couverture à 100 %.
Cette décision fait partie d'un effort plus large pour lutter contre la précarité menstruelle et pour favoriser l'utilisation de produits réutilisables, comme l'expliquent les ministères de la Santé et de l'Égalité femmes-hommes. « Aucune femme ne devrait renoncer à son hygiène intime, c'est une question de santé et de dignité », a déclaré Aurore Bergé, la ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes.
De plus, des études récentes indiquent qu'une femme sur dix se voit contrainte d'utiliser des alternatives à cause de ses ressources limitées. Manon Moret, secrétaire générale du syndicat étudiant Unef, a salué cette mesure, la qualifiant de "bonne chose", mais a également exprimé des préoccupations quant à son application limitée.
Concernant les produits concernés, le remboursement portera spécifiquement sur les protections réutilisables vendues en pharmacie. Maud Leblon, directrice de Règles élémentaires, souligne l'importance d'assurer que ces produits soient de la meilleure qualité possible et répondent aux divers besoins des femmes.
En somme, cette avancée pourrait non seulement aider à alléger le fardeau financier de nombreuses femmes, mais également promouvoir une industrie plus durable et responsable en France.







