Quarante ans après la catastrophe de Tchernobyl, les habitants de Chooz cohabitent paisiblement avec leur centrale nucléaire. En activité depuis 1967, cette centrale est cruciale pour l'approvisionnement en électricité de la région Grand Est, produisant environ 30% des besoins électriques locaux. ICI Champagne-Ardenne s'est intéressé à leur quotidien et à la manière dont ils se préparent à un éventuel incident.
"On ne se stresse pas avec ça"
À Chooz, le paysage est marqué par la silhouette des deux réacteurs nucléaires. Angélique, âgée de 41 ans, déclare avec un sourire : "Franchement, on n'y pense pas trop. On ne se stresse pas avec ça". Cependant, elle admet ne pas être très informée sur les mesures de sécurité. Bien qu'elle ait eu dans le passé des pastilles d'iode, elle reconnaît qu'elle devrait les renouveler.
Yves, 75 ans, précise qu'il sait où sont rangées les pastilles d'iode à domicile : "Dans un tiroir à pharmacie, donc on sait les retrouver tout de suite !" Pour lui, vivre à proximité d'une centrale nucléaire n'est pas une source d'inquiétude. "Je pense que c'est assez sécurisé pour qu'on soit à l'abri d'un problème comme à Tchernobyl", affirme-t-il.
Jean-Marie Barreda, le maire de Chooz et ancien salarié d'EDF, assure que le plan de sauvegarde est préparé pour tout incident. "Our document est conçu pour des scénarios nucléaires. En cas de problème, je suivrai les directives des autorités", assure-t-il.
Une source de revenu pour la commune
La centrale nucléaire joue un rôle majeur dans la vie économique de Chooz. Même si des travaux de maintenance ont parfois perturbé le fonctionnement, le maire indique que la commune bénéficie de plusieurs millions d'euros par an grâce à l'installation. "Ces fonds nous permettent d'entretenir des infrastructures comme un gymnase et des terrains sportifs", précise-t-il. Cela profite également aux résidents qui ne travaillent pas à la centrale, renforçant ainsi le sentiment de communauté.







