Giorgia Meloni a exprimé sa colère en dénonçant « une absurdité administrative » suite à la décision du gouvernement italien de ne pas couvrir les frais hospitaliers des citoyens italiens blessés dans l’incendie à Crans-Montana. Ce drame, survenu pendant la nuit du Nouvel An et ayant causé 41 décès, dont six Italiens, a suscité une forte réaction diplomatique.
L’hôpital de Sion, dans le canton du Valais, a adressé trois factures à l'État italien, totalisant plus de 100 000 francs (environ 109 000 euros) pour des soins prodigués à des victimes. L'ambassadeur d'Italie à Berne a jugé ces montants « exorbitants », insistant sur le fait qu'ils ne devraient pas être remboursés par l'État italien. « Ces frais doivent être couverts par l'assurance maladie suisse ou par le canton », a-t-il affirmé lors d'une interview pour le Journal du Tessin.
Rappelons que le sinistre s'est déclenché dans le bar Le Constellation, au cours duquel de nombreuses sorties de secours étaient bloquées. Les victimes, dont plusieurs jeunes, ont été hospitalisées en Suisse et leurs familles ont reçu des factures à titre indicatif, sans obligation de paiement, comme l'indique la LAMal.
Une tension diplomatique croissante
Lors d'une réunion avec le président du canton du Valais, l'ambassadeur a clairement affirmé que l'Italie ne paierait pas ces frais médicaux, qualifiant les circonstances de « négligence » de la part des gestionnaires de l’établissement. Il a ajouté que cette tragédie ne devrait pas être supportée par les familles des victimes, qui, selon lui, ont dû souffrir à cause de l'inaction des autorités locales en matière de sécurité.
Le président du gouvernement valaisan a pour sa part encouragé l'ambassadeur à établir un dialogue avec les responsables suisses de la santé pour trouver une solution bilatérale. Ce conflit est exacerbé par le fait que deux patients suisses ont été hospitalisés sans que la Suisse n'émette de factures pour les soins reçus en Italie.
Les relations entre la Suisse et l’Italie se sont tendues, notamment suite aux demandes d'enquête conjointe concernant le gérant du bar, déjà libéré. Cette situation souligne l’importance cruciale de la coopération entre les deux nations, surtout dans des moments de crise sanitaire et de sécurité.







