Atteint d'une tumeur au cerveau « rare et extrêmement agressive », Liyam, un jeune de 13 ans, suit des traitements coûteux et éprouvants à l'étranger. La communauté d'Ablon-sur-Seine se mobilise pour collecter des fonds et soutenir sa famille.
Paralysé de la partie droite de son visage, Liyam éprouve de réelles difficultés pour parler et manger, en plus de souffrir de problèmes de motricité. Diagnostiqué avec un glioblastome, il lutte contre cette maladie depuis près de deux ans, entraînant une mobilisation croissante autour de lui après une rechute survenue en janvier.
Une « tumeur rare et agressive »
Nadia, la mère de Liyam, décrit la situation comme un cauchemar. « Être parent et entendre qu’on aura plus son enfant d'ici quinze mois, c’est inacceptable. », confie-t-elle, ayant appris le diagnostic préoccupant de son fils au début de 2025. Le cas de Liyam est particulièrement complexe : après que la première tumeur a été stabilisée, des métastases se sont développées dans une zone difficile d'accès pour une opération. Son pronostic vital est maintenant sérieux. « Liyam est épuisé et traverse des moments très durs », ajoute Nadia.
Face à l’aggravation de son état, la famille envisage des traitements « non homologués » en France, tels que l'immunothérapie et d’autres approches expérimentales pratiquées dans des pays voisins comme la Belgique et l'Espagne. Ils font des trajets réguliers à la frontière allemande pour consulter des spécialistes spécialisés.
Près de 50 000 euros récoltés
« Les coûts de ces soins sont astronomiques », déclare Anne-Sophie Roturier, ancienne infirmière au centre Gustave Roussy à Villejuif, et fondatrice de La Cagnotte des Proches, une initiative qui permet de financer les frais médicaux. La cagnotte pour Liyam, lancée début 2025, a déjà récolté près de 50 000 euros. « Lorsque les familles font face à de telles situations, elles cessent souvent de travailler, ce qui ajoute une pression financière et émotionnelle », continue-t-elle.
La solidarité est palpable : plus de 1 100 contributions ont été enregistrées, même si Nadia espérait initialement atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros pour des soins aux États-Unis. Parmi les initiatives, un vide-grenier a eu lieu, et la mairie a fourni un soutien financier.
Deux marches organisées dans la ville
Le groupe scolaire du Sacré-Cœur, où Liyam était scolarisé, a également pris des mesures pour soutenir le jeune garçon. En collaboration avec l’Institut Gustave Roussy, deux marches solidaires ont eu lieu ces dernières années, permettant de collecter près de 3 000 euros pour des équipements scolaires destinés aux enfants hospitalisés. Les enseignants ont mis en place un système pour que Liyam puisse suivre ses cours depuis chez lui grâce à un robot connecté.
Amal, présidente de l’Association des Parents de l’Enseignement Libre, souligne le soutien indéfectible de l'établissement : « Les parents sont très investis dans cette démarche. » Le 5 mai prochain, une vente de gâteaux et un rassemblement de soutien sont prévus pour continuer d'apporter de l'aide à Liyam et sa famille.







