La comédienne Adèle Haenel, connue pour ses rôles marquants dans le cinéma français, a récemment réaffirmé son désengagement vis-à-vis du septième art. Dans une rare intervention sur France 5, l'actrice de 37 ans a discuté de son militantisme et des résultats d'un long combat judiciaire contre Christophe Ruggia, son agresseur sexuelle. Ruggia a été condamné à cinq ans de prison, un verdict qui a suscité tant un soulagement qu'une réflexion sur les injustices persistantes dans l'industrie cinématographique.
« C'est une libération, un chapitre se ferme enfin », a exprimé Haenel, réaffirmant son engagement à faire entendre la voix des enfants victimes d'injustices. « Je me bat pour que toutes les vies soient vivables », a-t-elle déclaré, soulignant l'importance de la justice et de la protection des plus vulnérables dans notre société.
Un plaidoyer pour un monde meilleur
Adèle Haenel a profité de cette occasion pour aborder une question qui lui tient à cœur : la transformation sociale. « Ce que je souhaite, c'est que chaque enfant puisse grandir à l'abri », a-t-elle insisté. De son point de vue, le système judiciaire devrait être renforcé pour mieux protéger les victimes, un point qu'elle a pilonné avec force en expliquant les lacunes qu'elle a observées au fil des années.
En évoquant sa décision de se retirer du cinéma, elle a expliqué : « Je fais du théâtre, et non pas parce que je méprise le cinéma, mais parce que cette industrie continue de véhiculer des messages problématiques. Il est impératif de dépasser le sexisme et le racisme qui imprègnent encore trop souvent les récits proposés. Je ne veux pas faire partie de cela », a-t-elle ajouté.
Une voix pour les opprimés
L'engagement d'Adèle Haenel va bien au-delà du simple cadre d'un retour sur scène. Son apparition à C dans l'air a été l'opportunité pour elle de critiquer une industrie qui, selon elle, a échoué à tirer des leçons de son passé. Un article du Parisien souligne qu'elle s'est également positionnée contre la culture du silence entourant les abus sexuels dans le milieu. Son parcours, souvent dressé sous les feux des projecteurs, incarne une véritable lutte pour la dignité et le respect des droits individuels.
En se montrant aussi ouverte et franche sur la douleur de son enfance, elle a également appelé à un changement de paradigme dans l'industrie. "Nous devons aspirer à une société où chaque voix compte, et où toutes les enfances sont protégées", a-t-elle conclu.







