Le syndicat UFAP UNSA Justice appelle à un mouvement de blocage national ce lundi 27 avril devant toutes les structures pénitentiaires, notamment au centre pénitentiaire de Metz-Queuleu. Ce dernier fait face à une crise sans précédent, à tel point que son délégué affirme que "la situation est devenue intenable".
La mobilisation se déroulera dès 6h30 en Moselle, ciblant le centre pénitentiaire de Metz-Queuleu ainsi que la maison d'arrêt de Sarreguemines. Les agents demandent des mesures d’urgence, insistants pour un plan de recrutement immédiat, sans attendre les réformes prévues pour 2028-2032. Actuellement, le Grand Est manque de 500 postes, et au sein même de Metz-Queuleu, le taux d'occupation des cellules atteint 157%, avec près de vingt agents manquants.
Tout le monde est sous tension
Nordine Ait-Ameur, membre du syndicat, décrit une situation alarmante : "des cellules initialement conçues pour un seul détenu abritent aujourd'hui trois personnes, et les salles débordent de détenus". Les tensions sont croissantes, aggravées par le nombre de détenus souffrant de problèmes psychiatriques. "Tout le monde est sous tension", insiste-t-il.
Le manque d'effectifs complique lourdement le quotidien des agents, qui se voient incapables de répondre à toutes les demandes des détenus ou d'accorder le temps nécessaire lors des interactions. "Les conditions de travail sont désastreuses et le personnel est épuisé", résume Nordine Ait-Ameur.
Cette mobilisation est la troisième déjà en un peu plus d'un mois, après des rassemblements précédents le 9 mars et le 7 avril, où respectivement une soixantaine et près de 80 agents avaient exprimé leurs inquiétudes face à la surpopulation carcérale et au manque de ressources. Les syndicats espèrent que cette nouvelle action mobilisatrice attirera l'attention des autorités sur cette situation critique.
Pour plus d'informations sur cette crise, vous pouvez consulter des articles sur ici.fr et ici.fr.







