La dissolution de La Jeune Garde, organisation antifasciste fondée par Raphaël Arnault, a été confirmée jeudi par le Conseil d'État. Au lendemain de cette décision, le député insoumis a exprimé sa fierté pour le travail réalisé au sein de l'organisation tout en déplorant de ne pas avoir eu l'occasion de dire adieu à ses membres.
« Penser qu'on peut se débarrasser de l'antifascisme en dissolvant des groupes comme La Jeune Garde est une grave erreur », a déclaré Arnault lors d'un entretien avec ICI Vaucluse en marge du défilé du 1er mai à Avignon. Cette décision fait suite à des incidents violents survenus à Strasbourg, Paris et Lyon ces deux dernières années. Le Conseil d'État a rejeté le recours de l'organisation, validant ainsi sa dissolution.
Arnault a également fait référence à la difficulté de clôturer cette période, notamment en raison du drame survenu à Lyon, où un militant nationaliste a perdu la vie. « Ce qui nous a le plus affectés, c’est l’impossibilité de dire au revoir dans de bonnes conditions », a-t-il précisé, tout en dénonçant ce qu'il qualifie de « cabale médiatique » ciblant son mouvement. La mort de ce militant a suscité une enquête, levant des suspicions sur la possible renaissance de l'activisme antifasciste.
Le député a mis en avant les réussites de La Jeune Garde, qualifiant l'organisation de « moteur de luttes » aux côtés de la CGT, du Parti Communiste et de nombreuses associations. « Je suis fier de ce que nous avons accompli. L'antifascisme doit survivre au-delà de notre structure », a-t-il affirmé.
Le Conseil d'État a justifié sa décision en arguant que « la dissolution était adaptée, nécessaire et proportionnée face aux atteintes à l'ordre public ». Il a souligné que l'organisation avait encouragé des comportements violents, tant par ses membres que par son soutien à certains contenus sur les réseaux sociaux.
En annexe, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a salué la décision comme essentielle pour préserver l'ordre public et les valeurs républicaines, déclarant que « la violence n’a pas sa place dans l’expression politique ». Cette dissolution marque un tournant significatif dans le paysage antifasciste français.







