Le président américain a intensifié la pression économique sur La Havane par un nouveau décret, coïncidant avec les récents défilés du 1er mai où de nombreux Cubains ont exprimé leur opposition aux menaces militaires d’ordre américain.
Dans un discours prononcé vendredi, Trump a mentionné que Cuba, l'île communiste située à seulement 150 kilomètres de la Floride, continue de représenter « une menace extraordinaire » pour la sécurité des États-Unis. Il a réaffirmé sa volonté d’exercer un contrôle sur Cuba, évoquant même la possibilité d'une intervention militaire, comme le suggère un porte-avions américain.
Comme l'a rapporté Le Monde, le décret de Trump vise les banques étrangères collaborant avec le gouvernement cubain, un acte qui pourrait aggraver la situation déjà précaire de l'économie cubaine. Les sanctions s’étendent aux personnalités et entités des secteurs de l'énergie et des mines, impliquant également des restrictions sévères en matière d’immigration.
Mesures qualifiées d'« illégales » par La Havane
Bruno Rodriguez, le ministre cubain des Affaires étrangères, a dénoncé ces mesures comme étant « illégales » et « abusives ». Il a noté que leur annonce tombait le même jour que les célébrations du 1er mai, lors desquelles des millions de Cubains sont sortis manifester contre le blocus américain. En effet, outre l’embargo en vigueur depuis 1962, les États-Unis imposent un blocus pétrolier, limitant les approvisionnements en carburant, ce qui a contribué à l’effondrement de la production dans des secteurs clés.
Lors d'un rassemblement à La Havane, auquel ont assisté Raúl Castro et le président Miguel Diaz-Canel, le gouvernement a estimé à un demi-million le nombre de participants, une donnée difficile à vérifier. Les autorités ont mobilisé des employés d'entreprises publiques et des membres du Parti communiste sous un slogan de défense de la patrie.
Osnay Miguel Colina, dirigeant syndical, a affirmé que le peuple cubain « résiste » face aux intimidations extérieures, soulignant que les Cuban veulent vivre dans la paix, malgré les tensions croissantes. Des discussions diplomatiques se sont tenues récemment entre les deux pays, mais le climat reste tendu.
Enfin, le pouvoir cubain a annoncé avoir recueilli plus de six millions de signatures en faveur de la « patrie et la paix », bien que des critiques s’élèvent concernant les conditions de cette collecte.







