Un vaste programme de recherches piloté par des archéologues espagnols a récemment permis d’identifier 134 épaves dans la baie de Gibraltar. Ces vestiges, qui s'étendent sur plus de 2500 ans, englobent des navires romains et médiévaux.
Selon les informations relayées par The Guardian, le projet, nommé « projet Herakles », a été mené par des archéologues espagnols qui ont dressé un inventaire détaillé des épaves découvertes.
Ces épaves révèlent l’histoire maritime d’un lieu de passage essentiel où marchands, explorateurs et flottes militaires ont côtoyé. Felipe Cerezo Andreo, archéologue à l’université de Cadix, explique : « Il est rare de trouver un endroit en Méditerranée présentant une telle pluralité d’éléments archéologiques, reflet des différentes cultures qui l’ont traversé ».
Des découvertes qui retracent 2500 ans d’histoire maritime
La diversité des épaves est impressionnante : la plus ancienne d’entre elles date du Ve siècle avant J.-C. On y dénombre également 23 navires romains, 2 embarcations du Bas-Empire, ainsi que 4 vaisseaux médiévaux. Ces derniers, notamment trois navires, pourraient offrir des aperçus précieux sur les pratiques maritimes durant la période musulmane dans le sud de l’Espagne, une époque encore peu explorée en archéologie sous-marine.
Pour les périodes plus récentes, ce sont 24 vaisseaux britanniques, espagnols, vénitiens et néerlandais qui ont été retrouvés, témoignant de l’importance de cette région encore aujourd'hui. Ce projet constitue ainsi un véritable « goulot d’étranglement » historique, ayant été au cœur de nombreux échanges commerciaux et militaires au fil des siècles.







