L'association AEIM, qui œuvre pour l'inclusion des personnes en situation de handicap intellectuel en Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges, a récemment organisé son premier cross inclusif à Heillecourt, près de Nancy. Cependant, un autre sujet fait débat dans le secteur : le prix du carburant qui flirte avec les deux euros le litre. Ce phénomène, exacerbé par la guerre au Moyen-Orient, pèse lourdement sur le budget des familles de jeunes sportifs, forcées de parcourir de nombreux kilomètres chaque semaine pour accompagner leurs enfants aux entraînements.
Les clubs sportifs sont également touchés par cette inflation qui a bouleversé leurs prévisions budgétaires. La Ligue régionale de basket du Grand Est a ainsi pris la décision de ne plus rendre obligatoires les derniers matchs de la saison pour les équipes de jeunes, une réponse directe aux remontées de certains parents, préoccupés par leurs dépenses de déplacement.
Dans une interview accordée à Laurent Pilloni lors de l'émission 100% sport, Farid Harous, président du Grand Nancy Métropole Football, a récemment déclaré que son club avait dû déclarer forfait pour un match de futsal en raison des coûts de transport. "On a dit stop, on a déclaré forfait parce que les trajets étaient trop longs. On a préféré prendre 350€ d'amende une bonne fois pour toute plutôt que de multiplier les trajets qui n'étaient plus financièrement viables", a-t-il expliqué.
Laurent Pasquier, président du club de rugby du COS Villers, partage cette inquiétude. Il estime que son budget carburant, actuellement de 50 000€, pourrait augmenter de 25% dans un contexte de hausse continue des prix. Sa solution passe par la recherche de nouveaux sponsors pour atténuer cette hausse et garantir l'avenir du club. Déjà, des initiatives telles que la mutualisation des déplacements avec le club de Pont-à-Mousson ont été mises en place pour optimiser les coûts.
De son côté, le FC Lunéville fait face à des dépenses similaires. Son président, Franco Di Sangro, a calculé que les coûts de transport pour les sept minibus du club, qui s'élevaient à environ 8 500-9 000€ par an, pourraient dépasser les 10 000€ en raison de la hausse des prix du carburant. Malgré cela, le club continue d'apporter un soutien financier aux parents qui transportent les jeunes joueurs.
Les clubs amateurs se retrouvent donc à jongler entre le maintien de leurs activités sportives et la gestion de budgets serrés, un défi de taille en cette période de crise économique.







