Le président de la région Grand Est, Franck Leroy, a officiellement écrit au ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez pour s'opposer à la désignation de Damblain comme site d'accueil d'un large rassemblement de gens du voyage, prévu pour cet été. L'événement, organisé par la communauté "Vie et Lumière", pourrait attirer jusqu'à 30 000 personnes et 7 000 caravanes, un chiffre jugé excessif pour cette petite commune de seulement 260 habitants.
Dans sa lettre datée du 3 juin, Leroy a relayé les préoccupations des élus locaux, soulignant qu'un tel afflux nécessiterait des ressources considérables pour garantir la sécurité des participants et des résidents. "La commune de Damblain, faisant partie d'une intercommunalité de 11 500 habitants, ne peut se permettre de gérer des besoins de sécurité bien supérieurs à ce qui est habituellement requis sur son territoire", a-t-il écrit.
L'ancien site de la base aérienne de Damblain est pressenti parmi plusieurs options en France, mais les expériences passées, notamment un rassemblement similaire en 2002, ont laissé des traces. Leroy a évoqué les dégradations notées par le passé, comme des déchets laissés sur la voie publique et une circulation accrue, qui ont menacé le cadre de vie local. Il a également noté que l'accès aux soins est déjà précaire dans la région, accentuant ainsi les risques liés à cet événement.
"Je vous demande de tenir compte de l'avis unanime des collectivités concernées et d'explorer des solutions alternatives", a-t-il conclu, soulignant le besoin d'une approche collective pour une question aussi délicate.
En référence à des événements similaires, l'ancienne base aérienne de Grostenquin en Moselle a été le point de rassemblement pour les rencontres tzigane de "Vie et Lumière" à plusieurs reprises, sans incidents majeurs jusqu'à présent. Pourtant, les élus de Damblain craignent que leur territoire ne soit pas préparé à accueillir un événement de cette ampleur. Reste à voir si le ministre répondra favorablement aux demandes de Leroy et des autres élus.







