Volstroff (Moselle) célèbre la réouverture de la chapelle Saint-Nicolas de Reinange, restaurée après près de dix ans d'abandon. Parmi les acteurs essentiels de ce projet, Hugo Gautraud, 16 ans, campanologue certifié, a consacré son temps à la réparation de la cloche qui a marqué son enfance.
Fermée à cause de son état délabré, la chapelle a bénéficié d'une restauration significative grâce à un appel aux dons lancé par la Fondation du Patrimoine. Après neuf mois de travaux, l'édifice retrouve son éclat et son public. Le jeune Hugo, qui habite à quelques pas de la chapelle, a joué un rôle crucial dans ce projet, faisant de ses connaissances en campanologie un atout précieux.
Avec des baskets Nike aux pieds, il gravit avec aisance l'étroit escalier qui mène au clocher. "Bienvenue dans le clocher !" annonce-t-il avec enthousiasme, avant de rejoindre la cloche, qu'il connaît quasiment par cœur.
Un lien particulier avec la cloche de la chapelle de Reinange
"Elle sonne l'angélus pour tout le monde, et chaque villageois l'identifie au son," partage Hugo, dont les racines à Reinange sont profondes. L'adolescent témoigne d'un lien affectif avec cette cloche de 334 kilos.
"Être ici, dans une chapelle que je connais depuis mon enfance, avec la cloche qui m'a passionné, c'est formidable. Cela renforce encore plus mes liens avec ce lieu," confie-t-il avec émotion.
À la demande de l'évêché, il a réalisé un diagnostic de la cloche pour évaluer son état. Malheureusement, il a décelé des défaillances. "Le battant est maintenu par une chape de cuir en très mauvais état. Il faut absolument le remplacer," alerte-t-il.
Quand j'étais petit, je mettais mon doigt à côté de l'oreille et je disais ding dong
Un devis pour sa restauration est en cours, mais la vieille dame, comme il l'appelle affectueusement, continue à faire vibrer sa musique au-dessus du village. "Elle sonne le si bémol de la troisième octave," souligne-t-il, reconnaissant instantanément la note. "C'est la même note que celle émise sur un piano en partant de la note la plus grave," ajoute-t-il avec un sourire.
Hugo passe ses week-ends à travailler avec les cloches, et son amour de cette passion rare l'anime. "Quand j’étais petit, je mettais mon doigt à côté de l’oreille et je disais ding dong à chaque fois que je passais devant la chapelle," se rappelle-t-il.
Aujourd'hui, il prend également la parole aux côtés de cette passion pour en faire découvrir le charme au plus grand nombre. Il publie des vidéos sur YouTube, consacrées aux cloches mosellanes, éclairant ainsi ce patrimoine souvent méconnu, qui rythme la vie des villages depuis des générations.







