Le pronostic vital de la victime, qui a subi douze coups de couteau, demeure critique. Une rupture amoureuse pourrait être à l'origine de cette agression tragique.
L'ex-petit ami d'une jeune Congolaise de 17 ans, poignardée à 12 reprises vendredi à Reims, a été formellement mis en examen ce dimanche, principalement pour tentative d'assassinat, a annoncé le procureur François Schneider.
Le parquet a demandé la détention provisoire de cet individu de 28 ans, originaire d'Angola. Selon les éléments communiqués, cette affaire présente également des antécédents de violences conjugales, ayant été signalées par la victime elle-même dans une plainte déposée en avril dernier.
Le procureur a précisé que le suspect, qui a choisi de garder le silence lors de sa garde à vue, se retrouve également mis en cause pour menaces de mort envers son ex-conjointe.
L'agression a eu lieu aux alentours de 20H40 vendredi soir, et selon des sources médicales, le pronostic de la victime reste préoccupant. Le magistrat a indiqué que « le mobile semblait être la séparation » du couple.
Cette situation alarmante s'inscrit dans un contexte plus large où les violences faites aux femmes en France continuent d'augmenter. D'après les données officielles de 2023, le nombre de féminicides conjugaux a enregistré une hausse de 11%, avec 107 femmes tuées par leurs partenaires ou ex-partenaire. Une question qui interpelle, alors que la mobilisation contre les violences conjugales s'intensifie dans le pays.







