Un ancien facteur, condamné à deux reprises pour viol, a été reconnu coupable d'agression sexuelle à Metz, et écopera de 30 ans de réclusion, avec une période de sûreté de 20 ans. L'affaire, qui s'est déroulée la nuit du 4 décembre 2022, a surpris par sa sauvagerie.
Au lever du jour, le prévenu, Farid Lehmann, 42 ans, s'est présenté comme policier chez une jeune femme de 28 ans avant de la forcer à rentrer chez elle. Armé d'un couteau, il lui a imposé des actes sexuels, la violence de ses actions a choqué le jury et le directeur d'enquête. Cagoulé et intoxiqué à l'alcool, il a pris soin de disparaître avant le matin.
Une enquête minutieuse
Pour l’identifier, les enquêteurs ont exploré le passé des facteurs ayant travaillé dans le quartier, une voie qui s'est révélée efficace. En effet, Lehmann avait déjà été condamné une première fois à 7 ans et demi de prison pour viol alors qu'il était mineur, puis à 15 ans pour un nouveau viol avec arme en 2009.
Les éléments ADN retrouvés sur le pyjama de la victime ainsi qu'un couteau similaire à celui utilisé dans l’agression, découvert dans sa voiture, ont été des indices déterminants pour établir son implication. Selon des experts de la criminalité, cette stratégie agressive et pré-planifiée témoigne d'une récidive inquiétante.
Un schéma inquiétant
Christophe Jakubowski, l'avocat général, a souligné les similitudes troublantes entre les crimes de Lehmann, qui se déroulaient souvent à domicile et dans des conditions identiques : utilisation de violence pour soumettre les victimes, présence d'équipement pour masquer son identité, et une volonté manifeste d'effacer toute trace compromettante.
Les juges, influencés par l’avis expert de psychologues, ont évoqué les références pornographiques retrouvées dans l’ordinateur de Lehmann, qui auraient pu l'inspirer dans ses actes.
Le prévenu a tenté de plaider non coupable tout en arguant qu'il avait été victime d'un vol concernant ses gants, ce qui expliquerait la présence de son ADN sur les lieux. La cour, cependant, a écarté ces allégations grâce à des preuves indiscutables.
À travers cette affaire, la justice française montre sa volonté de protéger les victimes face à la montée inquiétante de violences sexuelles dans le pays.







