Ce mardi 15 juillet, à 11 heures, la place des Capucins semble plutôt tranquille. Seules deux chaises du restaurant Chifoumi sont visibles, tandis que les transats semblent avoir disparu. Ces sièges, mis à disposition dans un contexte de lutte contre le trafic de stupéfiants, avaient pour but de remplacer les bancs démontés par la mairie en avril, comme le rapporte Sud Ouest.
Selon plusieurs commerçants, ces chaises attirent autant que leur absence suscite des tensions. "Plusieurs d'entre nous en ont déjà perdu", confie un gérant de la Brasserie des halles. "Je ne les sors que quand je peux les surveiller", ajoute-t-il. Un autre restaurateur, Paul Gorlier du Chifoumi, note que les transats ne sont plus installés après qu'une tentative de vol se soit produite.
Des chaises face aux défis du quartier
Au-delà des incidents de vol, la question de l'utilité de ce nouveau mobilier est posée. "Un siège ne saurait résoudre le problème d'occupation par les dealers", affirme Gorlier avec pragmatisme. Un passant abonde dans ce sens, regrettant que la présence du petit commissariat voisin ne soit pas plus marquée dans le cadre de la sécurité.
En somme, les nouvelles chaises sont un bon début, mais elles ne répondent pas à l'ampleur des défis du quartier des Capucins, où les avis restent divisés sur leur efficacité.







